Eldbjørg Hemsing, Wiener Symphoniker, Olari Elts Shostakovich & Borgström : Violin Concertos

Shostakovich & Borgström : Violin Concertos

Eldbjørg Hemsing, Wiener Symphoniker, Olari Elts

Paru le 9 mars 2018 chez BIS

Artiste principal : Eldbjørg Hemsing

Genre : Classique > Musique concertante > Concertos pour violon

Distinctions : 5 de Diapason ( juillet 2018)

Inclus : 1 Livret numérique

  • hi-res logo
  • 24 Bit – 96.00 kHz

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La quasi-totale disparition du compositeur norvégien Hjalmar Borgström du répertoire s’explique sans nul doute possible pour des raisons non-musicales, mais plutôt par son inadéquation avec les tendances dominantes de la musique norvégiene. Comme Grieg une génération plus tôt, il s’en fut étudier à Leipzig en 1887 ; par contre, à la différence de son illustre prédécesseur qui était bientôt retourné en Norvège avec la ferme intention d’y développer un langage musical national, Borgström resta fort longtemps en Allemagne pour s’y immerger dans les tendances contemporaines germaniques. Lorsqu’il rentra définitivement au pays en 1903, il était le plus ardent défenseur de ces orientations ; mais son manque de conviction vis à vis d’un langage spécifique norvégien n’aida en rien sa carrière norvégienne. Grieg lui-même semble avoir montré quelqu’agacement en voyant un jeune compositeur, manifestement doué, technicien musical magnifiquement formé, se désintéresser de la chose nationale. Le Concerto pour violon de Borgström fut créé en 1914 à l’occasion du centenaire de la constitution norvégienne ; l’identité nationale était un sujet sensible depuis le XIXe siècle, encore plus lorsque l’Union entre Norvège et Suède avait été dissoute en 1905. Le climat culturel favorisait donc l’émergence d’un véritable langage musical norvégien, et le concerto fut bien reçu même s’il n’en participait pas vraiment. Mais au cours des années suivantes l’ouvrage tomba dans un oubli totalement injustifié.

Le Premier Concerto de Chostakovitch, écrit quelques décennies après celui de Borgström, est lui aussi marqué par une certaine tension entre le compositeur et son environnement national. En cette époque, la situation de Chostakovitch était carrément une affaire de vie ou de mort : après la dénonciation de la musique contenant des « distorsions formelles et des tendances anti-démocratiques étrangères au peuple soviétique », selon les termes délirants de l’infâme doctrine Jdanov de 1948, lui-même, Prokofiev et plus ou moins tous les compositeurs soviétiques furent accusés de nier les principes de la musique classique. La réaction de Chostakovitch fut double : pour la galerie, il écrivit des ouvrages « légers », des partitions pour le cinéma, de quoi payer la vie de tous les jours tout en flattant les autorités. En privé, il écrivait ce qu’il souhaitait créer selon le standard de désirs artistiques les plus élevés, même si ces œuvres avaient peu de chances d’être entendues en public. Le Premier Concerto appartient bien sûr à cette seconde catégorie.

La violoniste Eldbjørg Hemsing, qui s’est fait championne de la tradition musicale norvégienne depuis ses débuts à l’âge de onze ans avec l’Orchestre de Bergen, a vu sa carrière exploser lorsqu’elle se produisit au cours d’une cérémonie des Prix Nobel à Oslo, diffusée sur la planète tout entière. Désormais, elle est régulièrement invitée par les meilleurs orchestres au monde : la Radio de Leipzig, la Radio de Hanovre, l’Orchestre de la RTÉ en Irlande, le Philharmonique d’Oslo, l’Orchestre national tchèque, ou encore le Hong Kong Philharmonic pour n’en citer que quelques-uns. © SM/Qobuz

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MP3 (CBR 320 kbps)

FLAC (16 bits - 44.1 kHz)

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Album : 1 disque - 7 pistes Durée totale : 01:14:10

    Violin Concerto in G Major, Op. 25 (Hjalmar Borgstrom)
  1. 1 I. Allegro moderato (cadenza by H. Borgström and J. Batstrand)

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Hjalmar Borgstrom, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  2. 2 II. Adagio

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Hjalmar Borgstrom, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  3. 3 III. Allegro con spirito

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Hjalmar Borgstrom, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  4. Violin Concerto No. 1 in A minor, Op. 77 (Dimitri Chostakovitch)
  5. 4 I. Nocturne: Adagio

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Dmitri Shostakovich, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  6. 5 II. Scherzo: Allegro non troppo

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Dmitri Shostakovich, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  7. 6 III. Passacaglia: Andante

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Dmitri Shostakovich, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  8. 7 IV. Burlesca: Allegro con brio

    Eldbjørg Hemsing, Violin - Wiener Symphoniker - Olari Elts, Conductor - Dmitri Shostakovich, Composer Copyright : (C) 2018 BIS (P) 2018 BIS

  • Descriptif de l'album
  • La quasi-totale disparition du compositeur norvégien Hjalmar Borgström du répertoire s’explique sans nul doute possible pour des raisons non-musicales, mais plutôt par son inadéquation avec les tendances dominantes de la musique norvégiene. Comme Grieg une génération plus tôt, il s’en fut étudier à Leipzig en 1887 ; par contre, à la différence de son illustre prédécesseur qui était bientôt retourné en Norvège avec la ferme intention d’y développer un langage musical national, Borgström resta fort longtemps en Allemagne pour s’y immerger dans les tendances contemporaines germaniques. Lorsqu’il rentra définitivement au pays en 1903, il était le plus ardent défenseur de ces orientations ; mais son manque de conviction vis à vis d’un langage spécifique norvégien n’aida en rien sa carrière norvégienne. Grieg lui-même semble avoir montré quelqu’agacement en voyant un jeune compositeur, manifestement doué, technicien musical magnifiquement formé, se désintéresser de la chose nationale. Le Concerto pour violon de Borgström fut créé en 1914 à l’occasion du centenaire de la constitution norvégienne ; l’identité nationale était un sujet sensible depuis le XIXe siècle, encore plus lorsque l’Union entre Norvège et Suède avait été dissoute en 1905. Le climat culturel favorisait donc l’émergence d’un véritable langage musical norvégien, et le concerto fut bien reçu même s’il n’en participait pas vraiment. Mais au cours des années suivantes l’ouvrage tomba dans un oubli totalement injustifié.

    Le Premier Concerto de Chostakovitch, écrit quelques décennies après celui de Borgström, est lui aussi marqué par une certaine tension entre le compositeur et son environnement national. En cette époque, la situation de Chostakovitch était carrément une affaire de vie ou de mort : après la dénonciation de la musique contenant des « distorsions formelles et des tendances anti-démocratiques étrangères au peuple soviétique », selon les termes délirants de l’infâme doctrine Jdanov de 1948, lui-même, Prokofiev et plus ou moins tous les compositeurs soviétiques furent accusés de nier les principes de la musique classique. La réaction de Chostakovitch fut double : pour la galerie, il écrivit des ouvrages « légers », des partitions pour le cinéma, de quoi payer la vie de tous les jours tout en flattant les autorités. En privé, il écrivait ce qu’il souhaitait créer selon le standard de désirs artistiques les plus élevés, même si ces œuvres avaient peu de chances d’être entendues en public. Le Premier Concerto appartient bien sûr à cette seconde catégorie.

    La violoniste Eldbjørg Hemsing, qui s’est fait championne de la tradition musicale norvégienne depuis ses débuts à l’âge de onze ans avec l’Orchestre de Bergen, a vu sa carrière exploser lorsqu’elle se produisit au cours d’une cérémonie des Prix Nobel à Oslo, diffusée sur la planète tout entière. Désormais, elle est régulièrement invitée par les meilleurs orchestres au monde : la Radio de Leipzig, la Radio de Hanovre, l’Orchestre de la RTÉ en Irlande, le Philharmonique d’Oslo, l’Orchestre national tchèque, ou encore le Hong Kong Philharmonic pour n’en citer que quelques-uns. © SM/Qobuz

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