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King Crimson - Islands

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Islands

King Crimson

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Si l’album précédent faisait preuve d’une certaine sérénité, où la prolixité instrumentale de Keith Tippet au piano et de ses comparses souffleurs en arrivait à tenir sous le boisseau jusqu’à la guitare du maître (ils participent certes de nouveau à la texture sonore, mais leurs interventions sont beaucoup plus discrètes, d’ailleurs le tromboniste a disparu), Islands est lui d’une tonalité crépusculaire.





Tonalité qu’il faut sûrement corréler avec le regain de présence de la guitare de plus en plus dissonante de Robert Fripp (préfiguration des évolutions à venir), la prééminence toujours plus convulsive du saxophone de Mel Collins, les prestations encore plus sépulcrales du mellotron et la sombre participation d’une inédite contrebasse. La pulsion rock se fait plus précisément ressentir (et la nouvelle section rythmique, composée par Ian Wallace à la batterie et Boz Burrel recruté pour le chant et à qui Robert Fripp soucieux de se protéger des problèmes d’égo de ses chanteurs, a appris quasiment de force à jouer de la basse, y participe sûrement), même si un royal mélange des genres est toujours, bien sûr, la pierre angulaire de l’esthétique musicale du groupe. D’ailleurs la pochette de l’album elle-même, où les savantes et ésotériques enluminures de Lizards et les portraits coloriés souriants et quelque peu naïfs de In the wake of Poseïdon ont cédé la place à une vue nébulosiquement énigmatique des confins du cosmos, en annonce indubitablement la couleur.





Alors il reste à savourer cette musique à nulle autre pareille même s’il faut pour cela plonger dans les abîmes venimeux de «Formentera Lady» et «The Letters» (le titre sûrement le plus jazzy), les abysses discordants de «The Sailor’s Tale» (la pièce maitresse de l’album : un pur instrumental où les nappes de mellotron, les élans inamicaux et stridents de la guitare et un fabuleux solo de saxophone font briller tour à tour leurs étincelantes noirceurs), reprendre légèrement son souffle avec «Ladies Of The Road» (aux réminiscences blues dont le refrain rappelle plus qu’étrangement les Beatles) et «Prelude : Song of The Gulls» (un quasi morceau de musique de chambre à la nostalgie voilée) avant de sombrer dans les profondeurs intimistes et feutrées de la mélancolie profonde et désolée de «Islands» (ah cette mélodie des tréfonds de l’âme et ce solo de cornet à l’envahissante et définitive tristesse).





Pete Sinfield, cofondateur de la première heure, n’allait plus tarder à quitter le groupe. Les thèmes du parolier, dans cet album tous axés autour des différentes formes de l’éternel féminin, semblant de plus en plus éloignés des préoccupations d’un Fripp plus que jamais accaparé par la pure composition, et dont chacune des mélodies atteint ici des sommets de douloureuse intensité. Magistral et ténébreux chant du cygne d’une collaboration que l’on sentait de plus en plus vouée à l’impasse Islands est incontestablement une des œuvres les plus abouties du roi cramoisi.      


© ©Copyright Music Story Eva John 2017

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Islands

King Crimson

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1
Formentera Lady
00:10:17

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

2
Sailor's Tale
00:07:29

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

3
The Letters
00:04:28

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

4
Ladies of the Road
00:05:34

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

5
Prelude - Song Of The Gulls
00:04:15

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

6
Islands
00:11:56

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

7
Studio Sessions
00:10:52

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

8
Ladies of the Road (Robert Fripp/David Singleton Remix)
00:05:43

King Crimson, MainArtist

2015 Discipline Global Mobile 2015 Discipline Global Mobile

Descriptif de l'album

Si l’album précédent faisait preuve d’une certaine sérénité, où la prolixité instrumentale de Keith Tippet au piano et de ses comparses souffleurs en arrivait à tenir sous le boisseau jusqu’à la guitare du maître (ils participent certes de nouveau à la texture sonore, mais leurs interventions sont beaucoup plus discrètes, d’ailleurs le tromboniste a disparu), Islands est lui d’une tonalité crépusculaire.





Tonalité qu’il faut sûrement corréler avec le regain de présence de la guitare de plus en plus dissonante de Robert Fripp (préfiguration des évolutions à venir), la prééminence toujours plus convulsive du saxophone de Mel Collins, les prestations encore plus sépulcrales du mellotron et la sombre participation d’une inédite contrebasse. La pulsion rock se fait plus précisément ressentir (et la nouvelle section rythmique, composée par Ian Wallace à la batterie et Boz Burrel recruté pour le chant et à qui Robert Fripp soucieux de se protéger des problèmes d’égo de ses chanteurs, a appris quasiment de force à jouer de la basse, y participe sûrement), même si un royal mélange des genres est toujours, bien sûr, la pierre angulaire de l’esthétique musicale du groupe. D’ailleurs la pochette de l’album elle-même, où les savantes et ésotériques enluminures de Lizards et les portraits coloriés souriants et quelque peu naïfs de In the wake of Poseïdon ont cédé la place à une vue nébulosiquement énigmatique des confins du cosmos, en annonce indubitablement la couleur.





Alors il reste à savourer cette musique à nulle autre pareille même s’il faut pour cela plonger dans les abîmes venimeux de «Formentera Lady» et «The Letters» (le titre sûrement le plus jazzy), les abysses discordants de «The Sailor’s Tale» (la pièce maitresse de l’album : un pur instrumental où les nappes de mellotron, les élans inamicaux et stridents de la guitare et un fabuleux solo de saxophone font briller tour à tour leurs étincelantes noirceurs), reprendre légèrement son souffle avec «Ladies Of The Road» (aux réminiscences blues dont le refrain rappelle plus qu’étrangement les Beatles) et «Prelude : Song of The Gulls» (un quasi morceau de musique de chambre à la nostalgie voilée) avant de sombrer dans les profondeurs intimistes et feutrées de la mélancolie profonde et désolée de «Islands» (ah cette mélodie des tréfonds de l’âme et ce solo de cornet à l’envahissante et définitive tristesse).





Pete Sinfield, cofondateur de la première heure, n’allait plus tarder à quitter le groupe. Les thèmes du parolier, dans cet album tous axés autour des différentes formes de l’éternel féminin, semblant de plus en plus éloignés des préoccupations d’un Fripp plus que jamais accaparé par la pure composition, et dont chacune des mélodies atteint ici des sommets de douloureuse intensité. Magistral et ténébreux chant du cygne d’une collaboration que l’on sentait de plus en plus vouée à l’impasse Islands est incontestablement une des œuvres les plus abouties du roi cramoisi.      


© ©Copyright Music Story Eva John 2017

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