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Leon McCawley - Haydn : Sonatas & Variations

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Haydn : Sonatas & Variations

Leon McCawley

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On a bien tort de ne pas considérer les Sonates pour clavier de Haydn comme les immenses œuvres qu’elles sont ; en vérité, l’arc historique se tend directement de Haydn à Beethoven, sans tellement passer par Mozart (c’est d’ailleurs le cas aussi pour les symphonies…). Oui, les Sonates de Haydn ne comportent aucun élément virtuose, ni aucune grande difficulté technique, un développement que l’on doit en effet au génial sourd ; est-ce la raison de la relative désaffection des pianistes pour ce répertoire d’une richesse pourtant insondable ? Leon McCawley a ici choisi quatre Sonates échelonnées de 1771 pour celle en ut mineur à 1794 pour l’ultime, imposante et déjà si beethovenienne en mi bémol majeur. On trouve tout Haydn, avec ses facéties, ses sautes d’humeur, son dédain pour les formats préfabriqués, et sa capacité à constamment étonner l’auditeur – et le pianiste, sans doute, surtout à cette époque. On remarque par exemple que dans cette dernière Sonate, Haydn commence certes le premier mouvement dans la tonalité initiale, mais le termine bien loin, en sol majeur, pour continuer avec un adagio en mi majeur, l’une des tonalités les plus étrangères à la tonalité de base. Pour errer à travers tout l’éventail des possibilités, avant de revenir au bercail au dernier moment. Aurait-il déjà à l’esprit le format bien plus libre de la grande fantaisie romantique en plusieurs mouvements ? McCawley termine avec l’intrigante série des Variations « Un piccolo divertimento » qui n’est ni piccolo, ni un divertissement, mais une extravagante errance à travers les idées, les tonalités, les contrastes, une véritable grande fantaisie en plusieurs mouvements mais conçue sur un seul thème. Épatant papa Haydn ! © SM/Qobuz


« Leon McCawley nous livre à la fois le plus subtil et le plus réjouissant récital Haydn paru depuis des lustres. Tout chante dans ce piano.» (Diapason, juillet/août 2017 / Gaëtan Naulleau)

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Haydn : Sonatas & Variations

Leon McCawley

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Keyboard Sonata No. 53 in E Minor, Hob. XVI:34 (Joseph Haydn)

1
I. Presto
00:03:51

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

2
II. Adagio
00:05:06

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

3
III. Vivace molto
00:03:23

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

Keyboard Sonata No. 60 in C Major, Op. 79, Hob. XVI:50 (Joseph Haydn)

4
I. Allegro
00:07:13

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

5
II. Adagio
00:05:29

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

6
III. Allegro molto
00:02:22

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

Keyboard Sonata No. 33 in C Minor, Hob. XVI:20 (Joseph Haydn)

7
I. Moderato
00:07:31

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

8
II. Andante con moto
00:04:49

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

9
III. Finale: Allegro
00:04:31

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

Keyboard Sonata No. 62 in E-Flat Major, Hob. XVI:52 (Joseph Haydn)

10
I. Allegro
00:07:57

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

11
II. Adagio
00:06:33

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

12
III. Finale: Presto
00:05:15

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

Sonata in F Minor, Hob. XVII:6, "Un piccolo divertimento: Variations" (Joseph Haydn)

13
"Un piccolo divertimento: Variations"
00:14:54

Leon Mccawley, Performer - Franz Joseph Haydn, Composer

2017 SOMM Recordings

Descriptif de l'album

On a bien tort de ne pas considérer les Sonates pour clavier de Haydn comme les immenses œuvres qu’elles sont ; en vérité, l’arc historique se tend directement de Haydn à Beethoven, sans tellement passer par Mozart (c’est d’ailleurs le cas aussi pour les symphonies…). Oui, les Sonates de Haydn ne comportent aucun élément virtuose, ni aucune grande difficulté technique, un développement que l’on doit en effet au génial sourd ; est-ce la raison de la relative désaffection des pianistes pour ce répertoire d’une richesse pourtant insondable ? Leon McCawley a ici choisi quatre Sonates échelonnées de 1771 pour celle en ut mineur à 1794 pour l’ultime, imposante et déjà si beethovenienne en mi bémol majeur. On trouve tout Haydn, avec ses facéties, ses sautes d’humeur, son dédain pour les formats préfabriqués, et sa capacité à constamment étonner l’auditeur – et le pianiste, sans doute, surtout à cette époque. On remarque par exemple que dans cette dernière Sonate, Haydn commence certes le premier mouvement dans la tonalité initiale, mais le termine bien loin, en sol majeur, pour continuer avec un adagio en mi majeur, l’une des tonalités les plus étrangères à la tonalité de base. Pour errer à travers tout l’éventail des possibilités, avant de revenir au bercail au dernier moment. Aurait-il déjà à l’esprit le format bien plus libre de la grande fantaisie romantique en plusieurs mouvements ? McCawley termine avec l’intrigante série des Variations « Un piccolo divertimento » qui n’est ni piccolo, ni un divertissement, mais une extravagante errance à travers les idées, les tonalités, les contrastes, une véritable grande fantaisie en plusieurs mouvements mais conçue sur un seul thème. Épatant papa Haydn ! © SM/Qobuz


« Leon McCawley nous livre à la fois le plus subtil et le plus réjouissant récital Haydn paru depuis des lustres. Tout chante dans ce piano.» (Diapason, juillet/août 2017 / Gaëtan Naulleau)

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