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E.S.T. - 301

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301

E. S. T.

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Le 14 juin 2008, la disparition stupidement cruelle du pianiste suédois Esbjörn Svensson, emporté par un accident de plongée, laissait l’Europe du jazz orpheline, non seulement de l’un des rares trios à avoir su séduire l’entièreté de la scène internationale, mais également d’une structure qui, par son goût prononcé pour l’innovation technologique et les harmonies non référencées, débordait du strict champ musical où l’on avait souhaité l’enfermer.



L’album posthume Leucocyte, enregistré en pleine tournée australienne au célèbre studio 301 de Sydney, témoignera de ces ponts jetés entre musique industrielle, rock, pop, bruitisme, et jazz. Quatre années ont passé : le contrebassiste Dan Berglund et le batteur Magnus Öström, accompagné de leur fidèle ingénieur du son Ake Linton, et face aux heures en surplus de ces sessions des antipodes, ont donc sélectionné six pièces, dont un « Three Falling Free » en deux parties, sachant que ces enregistrements, par l’extrême communion dont ils témoignent entre les musiciens, et grâce à leur lyrisme pointilliste, échapperont en quelques mesures à l’infamante accusation de ne constituer que des rebuts de sessions.

Naturellement, on retrouve ici les caractéristiques esthétiques qui firent de Leucocyte le triste (dans le contexte du décès) triomphe mondial que l’on sait : minimalisme parfois crissant, sens aigu de la dramaturgie sonore (la contrebasse alors utilisée comme une irrépressible force tellurique), et rappel de quelques très riches heures du rock britannique – beaucoup voit dans le jeu de Berglund un écho avéré de celui de Jack Bruce, immortel bassiste de Cream – le tout dans le contexte d’un jazz qui sait se montrer parfois d’une remarquable fluidité. « The Left Lane », en particulier, rappelle en plus de treize minutes toute l’influence que put avoir Brad Mehldau sur le jeu de Svensson.



e.s.t. fut un groupe improbable où, même lorsque seul retentissait le piano (« Behind The Stars », en ouverture de l’album), la création musicale restait collective. Et l’absolue complicité des trois créateurs se montrait tout aussi efficacement redoutable dans les instants de tendresse, les échos d’une Afrique percussive, les distorsions du rock, que dans les vagues épiques les plus irrépressibles (« Inner City, City Lights ») : 301 nous rappelle ces quelques évidences, et ne nous rend l’absence que plus cruelle.
© ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017

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301

E.S.T.

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1
Behind the Stars
00:03:42

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

2
Inner City, City Lights
00:11:51

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

3
The Left Lane
00:13:35

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

4
Houston, the 5th
00:03:33

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

5
Three Falling Free, Pt. I
00:05:49

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

6
Three Falling Free, Pt. II
00:14:35

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

7
The Childhood Dream
00:07:56

Esbjorn Svensson Trio, Performer

ACT Music+Vision GmbH+Co.KG ACT Music+Vision GmbH+Co.KG

Descriptif de l'album

Le 14 juin 2008, la disparition stupidement cruelle du pianiste suédois Esbjörn Svensson, emporté par un accident de plongée, laissait l’Europe du jazz orpheline, non seulement de l’un des rares trios à avoir su séduire l’entièreté de la scène internationale, mais également d’une structure qui, par son goût prononcé pour l’innovation technologique et les harmonies non référencées, débordait du strict champ musical où l’on avait souhaité l’enfermer.



L’album posthume Leucocyte, enregistré en pleine tournée australienne au célèbre studio 301 de Sydney, témoignera de ces ponts jetés entre musique industrielle, rock, pop, bruitisme, et jazz. Quatre années ont passé : le contrebassiste Dan Berglund et le batteur Magnus Öström, accompagné de leur fidèle ingénieur du son Ake Linton, et face aux heures en surplus de ces sessions des antipodes, ont donc sélectionné six pièces, dont un « Three Falling Free » en deux parties, sachant que ces enregistrements, par l’extrême communion dont ils témoignent entre les musiciens, et grâce à leur lyrisme pointilliste, échapperont en quelques mesures à l’infamante accusation de ne constituer que des rebuts de sessions.

Naturellement, on retrouve ici les caractéristiques esthétiques qui firent de Leucocyte le triste (dans le contexte du décès) triomphe mondial que l’on sait : minimalisme parfois crissant, sens aigu de la dramaturgie sonore (la contrebasse alors utilisée comme une irrépressible force tellurique), et rappel de quelques très riches heures du rock britannique – beaucoup voit dans le jeu de Berglund un écho avéré de celui de Jack Bruce, immortel bassiste de Cream – le tout dans le contexte d’un jazz qui sait se montrer parfois d’une remarquable fluidité. « The Left Lane », en particulier, rappelle en plus de treize minutes toute l’influence que put avoir Brad Mehldau sur le jeu de Svensson.



e.s.t. fut un groupe improbable où, même lorsque seul retentissait le piano (« Behind The Stars », en ouverture de l’album), la création musicale restait collective. Et l’absolue complicité des trois créateurs se montrait tout aussi efficacement redoutable dans les instants de tendresse, les échos d’une Afrique percussive, les distorsions du rock, que dans les vagues épiques les plus irrépressibles (« Inner City, City Lights ») : 301 nous rappelle ces quelques évidences, et ne nous rend l’absence que plus cruelle.
© ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017

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