JJ Cale Roll On - Edition limitée

Roll On - Edition limitée

JJ Cale

Erschienen am 9. Juli 2014 bei Because Music

Künstler: J.J. Cale

Genre: Blues/Country/Folk > Blues

Auszeichnungen: 3F de Télérama (April 2009)

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Soundqualität

MP3 (CBR 320 kbps)

FLAC (16 Bit - 44,1 kHz)

1.45

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Album : 1 Disc - 13 Tracks Gesamte Laufzeit : 00:43:55

  1. 1 Who Knew

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments - David Teegarden, Drums - Christine Lakeland, Acoustic Guitar - David Chapman, Bass

  2. 2 Former Me

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  3. 3 Where the Sun Don’t Shine

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  4. 4 Down to Memphis

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  5. 5 Strange Days

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  6. 6 Cherry Street

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  7. 7 Fonda-Lina

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  8. 8 Leaving in the Morning

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  9. 9 Oh Mary

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments - Christine Lakeland, Acoustic Guitar - Jim Karstein, Drums - Walt Richmond, Piano - Bill Raffensperger, Bass

  10. 10 Old Friend

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments - Christine Lakeland, Acoustic Guitar - Jim Karstein, Drums - Walt Richmond, Piano - Bill Raffensperger, Bass - Rocky Frisco, Keyboard - Shelby Eicher, Mandolin - Jim Markham, Harmonica - Don White, Guitar

  11. 11 Roll On (feat. Eric Clapton)

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments - Eric Clapton, interprète - Christine Lakeland, Acoustic Guitar - Jim Keltner, Drums - Mark Leonard, Bass - Glen Dee, Piano - Eric Clapton, Guitar - Steve Ripley, Acoustic Guitar - John "Juke" Logan, Harmonica

  12. 12 Bring Down the Curtain

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

  13. 13 The Taker (Bonus Track)

    JJ Cale, Guitar, Vocals & Others instruments

Über das Album

JJ Cale, guitare, voix & autres instruments

Avec sur Roll on:
Eric Clapton, guitare & voix

David Teegarden, batterie
Christine Lakeland, guitare acoustique
David Chapman, basse
Jim Karstein, batterie
Walt Richmond, piano
Bill Raffensperger, basse
Rocky Frisco, claviers
Shelby Eicher, mandoline
Jim Markham, harmonica
Don White, guitare
Jim Keltner, batterie
Mark Leonard, basse
Glen Dee, piano
Eric Clapton, guitare
Steve Ripley, guitare acoustique
John "Juke" Logan, harmonica

Le rock & roll est un métier qui ne fait pas de cadeaux. Le plus difficile est de prendre de l’âge avec grâce tout en restant dans le coup, et JJ Cale pourrait bien être celui qui y arrive le mieux. Pour certains, la musique est un hobby, s’ils ont de la chance c’est un travail ou une passion ; pour JJ Cale ce n’est même pas un choix : la musique c’est tout ce qu’il a jamais connu. Il est dedans à vie. Né John Weldon Cale à Oklahoma City dans l’Oklahoma, ce guitariste, chanteur, auteur, musicien multi instrumentaliste, producteur artistique et ingénieur du son est dedans depuis cinquante ans. Composé de 12 morceaux, dont un titre éponyme enregistré avec Eric Clapton et jamais sorti auparavant, Roll On sera le premier projet solo de Cale depuis To Tulsa and Back en 2004, et arrive juste après The Road to Escondido, sa collaboration avec Eric Clapton, disque d’or en Angleterre et disque de platine à l’étranger, qui lui a aussi valu son premier Grammy Award. En plus de l’excitation qui précède chaque nouvel opus de Cale, ce qui fait de Roll On un disque spécial c’est qu’il explore de nouveaux territoires. Une partie de cet album sonne comme du Cale classique et aurait pu sortir il y a une trentaine d’années, et d’autres morceaux partent dans de nouvelles directions. Le pincement du banjo et l’atmosphère terreuse de Strange Days, ou la pedal steel de Leaving in the Morning, sonnent comme s’ils sortaient des séances d’enregistrement de Naturally, alors que la guitare envahissante de Where the Sun Don’t Shine est dans la veine de Cocaine, et le funk gitan de Fonda-Lina pourrait être le cousin sophistiqué de Travelin’ Light sur Troubadour en 1976. Vous voulez la preuve que Cale a encore quelques tours dans son sac ? Ecoutez premier titre de l’album Who Knew, le premier scat de jazz de JJ Cale, et plus loin il fait rebondir sa voix derrière un piano au jazz contenu sur Former Me. Alors, d’où vient cette nouvelle inspiration ? Le processus d’enregistrement de Roll On était le même que Cale suit depuis le début de sa carrière. Il commence par réveiller de vieux morceaux de séances précédentes, en écrit des nouveaux, et se retrouve avec beaucoup plus de matière qu’il ne pourrait en publier. Puis il réduit tout aux morceaux essentiels. Les albums sont généralement enregistrés de manière spontanée, avec peu de souci de concept, d’ambiance ou de narration. Trois des morceaux ont été faits à Tulsa, dans les Natural Digital Recording Studios de son vieil ami David Teegarden, et le reste (mis à part Roll On) dans son home studio, où il ramène généralement ses morceaux pour y appliquer ses touches de magie, fabriquant délicatement ce “Son Classique de JJ Cale“. Mais ce qui est vraiment remarquable et souvent ignoré, c’est que Cale fait le plus gros de son travail seul. Quelques chansons, particulièrement celles enregistrées à Tulsa, ont été enregistrées avec l’aide des vieux amis de Cale, mais la majorité de l’album a été réalisée par Cale tout seul, « bidouillant des trucs électroniques ». Sur ce nouvel album, Cale joue de la guitare, de la pedal steel, de la basse, de la batterie, des claviers, il chante, fait des choeurs, harmonisant sa propre voix, la production artistique et l’ingénieur du son. Après toutes ces années, Cale adore toujours fabriquer de la musique, créant avec passion de futures classiques qu’il casera un jour dans un chapitre portant son nom dans le Grand Songbook de la musique Américaine.Cale faisait du ‘do it yourself’ avant que le terme ne soit même inventé et utilisait des boîtes à rythmes bien avant qu’elles ne soient mise au goût du jour par les producteurs de hip-hop. Juste à côté de la longue liste de crédits et de remerciements à JJ Cale devrait figurer une section sur son travail de pionnier en matière de technologie musicale, qui a eu un impact majeur sur le son de son oeuvre. C’est un exemple typique du caractère de JJ Cale que de constater qu’il est sans doute plus fier de son Grammy Award pour son travail sur The Road to Escondido en tant qu’ingénieur et co-producteur qu’en tant qu’artiste.Ce son est né lorsque Cale créa Naturally. Tout cela : les drum machines, les claviers, les disques faits à la maison, le fait de tout faire tout seul, tout cela participe à l’image de JJ Cale comme le type qui traîne sur le vieux porche de sa maison. Souvent appelé le “Tulsa Sound“, la musique de Cale a un aspect enchanteur ; le rythme boogie de la guitare par-dessus les voix douces et hypnotiques nourries des influences du blues, de la country, du rockabbilly et du jazz. Malgré l’aspect relax de la musique de Cale, il est étonnant de constater la somme de travail impliquée dans la création de quelque chose de si cool et décontracté. Il y a une véritable dualité chez Cale. Il se présente comme un simple guitariste ou ingénieur du son, alors qu’il a pondu quelques-unes des chansons les plus mémorables des 40 dernières années. Ses morceaux sont simples, bien construits et fabriqués main, mais pour obtenir cette esthétique naturelle, il prend les pistes dans son studio et, en utilisant toutes sortes de technologies, il les bidouille jusqu’à l’obsession pour obtenir ce son qui lui est si personnel. Il est comme cela lorsqu’il s’exprime aussi. Il est poli et aimable, généreux, même. Mais il semble toujours y avoir la lueur d’un mystère plus profond derrière son apparente simplicité. Il refuse toujours d’attribuer son succès à une chose en particulier (mis à part la chance), et se dévoile rarement dans ses chansons. Si vous arrivez même à entendre ses voix enfouies dans le mix, exactement là où il les aime.Quand on considère l’influence que Cale a eu en développant un style de musique original, c’est ironique qu’il refuse de se reconnaître comme l’architecte de tout un sous-genre. Guitariste, auteur-compositeur, ingénieur du son, technicien, légende, icône, appelez-le ce que vous voulez, mais Eric Clapton, qui l’a peut-être sauvé de l’obscurité en lui mettant le pied à l’étrier, l’appelle un “maître“. Quand Clapton a enregistré le After Midnight de Cale en 1970, un morceau que Cale avait écrit au milieu des années ’60, tout a changé. Depuis, ça a été une lente et régulière ascension jusqu’au sommet. En plus d’After Midnight, Clapton a ensuite enregistré Cocaine et I’ll Make Love to You Anytime, écrits par Cale. Lynyrd Skynyrd a fait un standard de Call Me The Breeze, et des artistes aussi divers que Santana, The Allman Brothers, Johnny Cash, The Band, Chet Atkins, Freddie King, Maria Muldaur et Captain Beefheart, ont repris ses chansons. Cale a aussi trouvé le moyen de faire le lien avec les jeunes générations de fans de rock avec le groupe Widespread Panic, et en jouant des versions longues de bijoux tels que Ride Me High, Cajun Moon, et Travelin’ Light. En plus des artistes qui ont repris ses morceaux, certains artistes de référence tels que Neil Young, Mark Knopfler et Bryan Ferry le citent comme une influence majeure. En outre, l’Etat d’Oklahoma a nominé After Midnight pour être le Morceau de Rock Officiel de l’Etat.Des gens tels que Cale, Young, Clapton et Cash savent quelque chose que le reste du monde ignore. Ils se sont connectés au cosmos et ont trouvé cet interrupteur universel en chacun de nous, nous allumant, créant la bande-son de notre vie. Alors, est-ce que cela embête JJ Cale que ses contemporains et les critiques le classent parmi les légendes, et que les fans aiment ses chansons sans connaître son nom ?La longévité de Cale et son sens du style sont sans doute liés à sa modestie. En se tenant à distance du panier de crabes de l’industrie du disque, la carrière de Cale a été régulière, forte et gratifiante pour l’artiste comme pour ses fans. Il n’a jamais recherché la lumière des projecteurs et a su garder son équilibre, restant concentré sur le plus important : la musique. Tout en suggérant que ceci pourrait être son dernier album, Cale avoue tout de même avoir de plus en plus envie de reprendre la route pour jouer devant le noyau dur de ses fans, et, si l’inspiration pointe le bout de son nez, pourquoi pas refaire un album. Il n’y a pas de règles, Cale fait les choses comme elles lui viennent, et à 70 ans il les fait encore, et bien. Il écrit des chansons, joue de la guitare, il fait de la production artistique, l’ingénieur du son, bidouille avec du matos, démantibule des instruments et sort des albums. On ne changera pas JJ Cale : c’est un véritable original à l’Américaine. Et, comme le dit l’album, il continue sur sa lancée, Roll On.

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