Slowthai, anarchy in the UK

Le 1er album coup de poing d'un rappeur anglais violent comme un boxeur, cynique comme un punk rockeur et juste comme un grand auteur...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 26 mai 2019
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Comme The Streets prolonge sa sieste, Slowthai fait le boulot à sa place. Filiation imparable entre Mike Skinner, originaire des Midlands comme lui, et Tyron Kaymone Frampton, bad boy de Northampton qui signe avec ce premier album un brûlot de rap grime punk hors norme.

Brexit, lutte des classes, mouise quotidienne, violence domestique, démontage en règle du capitalisme et de la monarchie, rien ne manque à l’appel de son coup de gueule scandé comme d’autres vomissent un excédent de Guinness.



Sa mère originaire de la Barbade l'a eu à seize ans. Son père a mis les voiles quand lui en avait trois. Logique que Slowthai se soit longtemps enfilé des boites de Xanax… Nothing Great About Britain n’est pourtant pas la copie d’un des premiers albums de The Street. Construit comme une sorte de journal intime, il emboîte critique sociale, humour et cynisme de manière inédite.



Derrière la console sur la plupart des titres, Kwes Darko a sculpté une BO mêlant rythmes grime, rap minimaliste et electro sans oublier quelques bribes plus rock’n’roll. Slowthai n’a pas sucé que le sang de Skepta ou de Stormzy. Et son ADN est surtout punk.



Côté featurings, Skepta justement est venu l’adouber (Inglorious). Jaykae (Grow Up), les punks de Slaves (Missing) et le producteur Mura Masa (Doorman) ont aussi fait le déplacement pour un album coup de poing qui rappelle la force de la singularité britannique en matière de rap.

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