Beirut en Italie

Le groupe de Zach Condon trouve l'inspiration dans les Pouilles...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 1 février 2019
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Zach Condon a vite compris qu’il n’allait pas pouvoir déambuler indéfiniment dans les rames du métro avec sa fanfare. Que même ses fans les plus hardcore se lasseraient et ne lui donneraient pas la p’tite pièce au creux de la main ad vitam æternam… Sur No No No paru en 2015, le cerveau de Beirut avait joliment transformé ses expériences balkano-folklo-mexicaines en géniales miniatures pop de haute volée. Il penchait vers plus d’espièglerie et de bricolages artisanaux et merveilleux. Il se renouvelait tout en conservant la singularité rêveuse et féérique de son univers où cuivres et percus tractent la locomotive.

Plus citoyen du monde que jamais (il est né à Albuquerque, vit à Berlin et écrit à New York comme dans les Pouilles italiennes, où se trouve la ville côtière de Gallipoli qui donne son nom à ce cinquième album), Condon possède aussi cette voix empreinte de lyrisme désabusé qui confère toujours à ses chansons une attachante mélancolie.

Derrière son orgue Farfisa ou son synthé Korg, et entouré de Nick Petree à la batterie, Paul Collins à la basse, Ben Lanz au trombone et Kyle Resnick à la trompette, il construit ici ses chansons comme on emboîte des matriochkas. Un côté ludique amplifié par le rôle clé qu’il attribue à ce Farfisa notamment. Et sous ses airs de world music bricolo lo-fi, Gallipoli finit par être l’éventail de tout ce que Beirut a engendré en un peu plus de dix ans.





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