Alela Diane, la journée de la femme

Quand la folkeuse californienne troque la guitare pour le piano...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 15 février 2018
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En 2007, The Pirates's Gospel imposa son folk drogué à l'âme du gospel. Son premier album, Alela Diane le portait de sa voix renversante. Les fans de Cat Power et de Karen Dalton apprécièrent… Une décennie plus tard, la Californienne installée à Portland s’est isolée dans une maison, en pleine forêt, histoire sans doute de se ressourcer après avoir mis au monde sa fille, deux ans plus tôt… Là, la songwriteuse a troqué sa guitare acoustique pour un grand piano sur lequel sont nées les chansons de Cusp, cinquième album d’une femme décidée à faire un bilan tant personnel qu’artistique.

Son rapport à la féminité mais aussi son regard sur la maternité (sur Song For Sandy, Alela Diane rend hommage à Sandy Denny, grande déesse du folk britannique des sixties au sein de Fairport Convention qui mourut à seulement 31 ans peu de temps après être justement devenue mère) ou sur ses contemporains (Emigré sur la crise des migrants) nourrissent un disque d’une rare densité littéraire.

Musicalement, son habituelle sensibilité mélodique et son approche épurée du folk se mêlent à un instrumentarium plus sophistiqué qu’à l’accoutumée. De quoi évoquer Carole King, Joni Mitchell et les grands noms de la scène de Laurel Canyon. De charismatiques influences qui ne bâillonnent pas pour autant l’originalité du style d’une Alela Diane plus maîtresse de son art que jamais.





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