Bowie, période blanche

Sorti en 1976, Station To Station est l'album de la transition pour David Bowie, oscillant entre funk et krautrock...

Par Caroline Reinhart | Vidéo du jour | 7 octobre 2010
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« It’s not the side-effects of the cocaine »… Pourtant Station To Station a été réalisé dans la poudre, Bowie n’ayant d’ailleurs aucun souvenir de l’enregistrement. Installé à Los Angeles, il passe l'essentiel de la période 75-76 « dans un état de terreur psychique » selon son biographe David Buckley ; il consomme en effet des quantités astronomiques de cocaïne, et ne se nourrit plus que de poivrons et de lait... Des rumeurs plus folles les unes que les autres circulent, le chanteur vivrait entouré d'antiquités égyptiennes, à la lumière de bougies noires ; il verrait des cadavres tomber par la fenêtre ; il recevrait des messages secrets des Rolling Stones et serait terrorisé par Jimmy Page et sa passion pour l'occultiste anglais Aleister Crowley. Par la suite, Bowie dira de Los Angeles : « ce putain d'endroit devrait être rayé de la surface du globe ». Et effectivement le chaos règne dans cet album, considéré comme l’un des plus importants de Bowie. Mélange de funk, soul et krautrock à la Neu !, ce morceau et son album éponyme a de quoi dérouter l’auditeur. Station To Station marque également la naissance du dernier personnage incarné par Bowie, le Thin White Duke.



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