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Le monde s'écoute à Arles

La 15e édition du festival de musiques du monde Les Suds se tiendra du 12 au 18 juillet à Arles.

Par Eva Sauphie | Sur Scène | 11 mai 2010
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Du 12 au 18 juillet, Arles devient comme chaque été le berceau des musiques du monde en hébergeant le festival Les Suds, avec en prime de nombreuses activités en rapport avec la musique, la danse et surtout la fête ! Cette année quelques grandes voix et sons du monde comme Salif Keïta, Diegoel Cigala ou Gogol Bordello seront présents.

La cour de l’Archevêché accueillera la majorité des concerts, qui se dérouleront du 13 au 17 juillet. Le premier jour rendra hommage aux sonorités de la langue occitane et invitera à un voyage onirique au fil des mots enclins de poésie de Tres Votz. Un trio de voix des pays d’Oc sur des chants de troubadours formé de Martina De Peira, Jan Dau Malhau et Jan-Mari Carlotti.

La France et le Japon n’auront plus de frontières grâce aux notes nomades et contemporaines du pianiste français François Rosse et la voix et rythmes de la virtuose du koto japonais, Mieko Miyazaki.

Un dialogue harmonieux entre tradition mandingue et musique classique occidentale s’installera. La kora du malien Ballaké Sissoko viendra caresser les notes du violoncelle de Vincent Ségal.

Le brassage musical attiendra son paroxysme en mêlant musique orientale et sonorités electro, à l’aide de la chanteuse et joueuse d'oud palestinienne Kamilya Jubran et le musicien d'electro Werner Hasler.

Une escale au Mali s’imposera avec le roi Salif Keita, récemment primé aux Victoires de la Musique, qui racontera La Différence qui le caractérise, l’albinisme, au travers de jolies mélodies d’Afrique de l’ouest. C’est nourri de toutes les influences africaines cette fois-ci qu’Anthony Joseph & The Spasm Band livreront un live funk mâtiné de free jazz et de soul groovy.

Sans oublier Justin Adams & Juldeh Camara, une rencontre blues-rock entre le guitariste de Robert Plant et l'un des plus grands musiciens africains de kologo (banjo à deux cordes), en première partie du groupe de gypsy punk au nom démentiel, Gogol Bordelo. Les musiciens déjantés sèmeront quant à eux un joyeux bazar folklorique, situé entre les USA et l’Ukraine.

Dans un tout autre style, Giovanna Marini interprètera avec son trio les « Cante di Mondine », ces chants nés des rizières la Plaine du Pô en Italie. Puis direction l’Espagne avec le grand cantaor flamenco, Diesel El Cigala qui prêtera son timbre gitan à d’élégantes copla espagnoles et cubaines. La première partie de son concert sera assurée par Rocio Marquez, révélation flamenca du cante jondo !

Faiz Ali Faiz fera résonner la cour de l’Archevêché de son chant soufi rythmé par les mélodies inspirées de Titi Robin. Et Emel Mathlouthi, chanteuse d’origine tunisienne, flirtera avec le rock sur une base orientale.

Des concerts seront aussi organisés dans le cadre des «Nuits des Forges», avec les sets de DJ’s et VJ’s comme les maîtres des percussions Kouyate & Neerman, avec rythmes syncopés organiques du balafon d’un côté, et sonorités lunaires et métalliques du vibraphone de l’autre, et le trio world rock noisy de L’Enfant Rouge. Sans compter l’un des représentants de la nouvelle vague electro tropicale argentine, Axel Krygier. Un cocktail explosif de black-music, surf péruvien, twist andin, et cumbia voodoo.

Enfin, un nouveau projet autour de l’image 3D sera développé en compagnie de la fanfare Vagabontu qui s’est immiscée dans les aventures des «Lapins Crétins», célèbre jeu vidéo français imaginé par Ubisoft.

Le site du Festival Les Suds

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