Elektricity, décharge electro à Reims

La 8e édition du festival rémois Elektricity se déroulera du 1er au 9 octobre, avec encore une belle brochette de bricoleurs de sons comme Etienne de Crécy, Chloé, etc.

Par Eva Sauphie | Concerts, festivals et tournées | 2 septembre 2010
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Alors que l’an passé, Yuksek et Laurent Garnier avaient enflammé le parvis de la Cathédrale de Reims, cette année Elektricity met la barre encore plus haut du 1er au 9 octobre en conviant deux figures incontournables de la scène internationale, Etienne de Crécy et Erol Alkan, en ouverture des festivités. Cette année encore, Elektricity fait la part belle aux créations impertinentes et hors des sentiers battus, et mise sur l’uppercut de sons et les mix d'effets sonores et visuels en tout genre, qui en feront sombrer plus d'un dans l'hypnose!

Pour preuve, Etienne de Crécy a en effet imaginé un spectacle hallucinant et démesuré, Beats’N’Cube, où viendra s’ériger un énorme cube à six mètres de hauteur sur lequel seront projetées des images tout au long de sa prestation tonitruante à 125 bpm. Aux commandes de ses machines, le DJ sera placé au centre de l’installation. Il prépare une prestation de taille, digne de celles pensées par Kraftwerk, Daft Punk ou Plastikman.

Quant au Londonien Erol Alkan, maître de la bastard pop, il clôturera cette première soirée avec un de ses sets ravageurs. Elektricity viendra également accueillir Kasper Tœplitz, invité du festival, et sa création baptisée Basstaarang, en compagnie de Philippe Foch. Un projet fondé sur la confrontation (le télescopage) de deux approches très différentes de l'écriture contemporaine, où la basse atypique de Toeplitz se mêlera au taarang de Foch. Elektricity ne s’accordera aucun répit, puisque chaque inter-concert ce cette première journée sera assuré par les scratchers de Fantôme Fesse.

Le deuxième jour sera placé sous le signe de l’underground, et aura pour parrain le magazine de cultures urbaines Vice, qui aura spécialement concocté pour l’occasion une sélection de ses meilleurs disques. Les artistes programmés prendront leurs quartiers au centre national de création musicale Césaré. On comptera parmi eux, Tristesse Contemporaine, formé de deux anciens membres de Telepopmusik, et d’un lead singer à tête de cheval, Pentille & the Noise Consort, projet derrière lequel se cache Benjamin Morando (membre du duo Discodeine), et Luz, qui n’est autre que le caricaturiste de Charlie Hebdo, mais aussi sélecteur et DJ. Il ponctuera les lives de « photos dessins » de concerts. Une soirée un rien barrée et foutraque, où tout sera permis !

Mardi 5 et mercredi 6 seront deux journées réservées aux elektrokids. Pas de raison que les enfants n’en profitent pas. Ils auront droit eux aussi à une immersion sensorielle avec le ciné-concert du duo rennais Sati, L'Odyssée de Rick le Cube. Et pourront aussi participer à des ateliers de découvertes du son et au traditionnel Goûter-Club.

Comme chaque année, l’événement rémois investit un bar. Ambiance shoegaze garantie à l'Appart Café en présence du tandem parisien de neo-kraut Zombie Zombie et leur nouveau projet dédié aux thèmes des BO de John Carpenter.

Les Shoes font bouger les plus hiératiques depuis la sortie de leur EP People Movin. On les pensait britanniques, mais ils sont 100% Rémois et distillent un son où l’electro se frotte au rock et à la pop. Le tandem des Chaussures électrisera la scène de la Cartonnerie le vendredi 8.

Enfin le samedi pourra de délecter d’une soirée de clôture à la hauteur des ambitions elektricitiennes ! Une flopée de DJs se réunira dans le cadre loufoque et à la fois magique du Cirque de Reims : Chloé, Brodinski, Ivan Smagghe, Bot'Ox, Girlfriend, projet formé du génial Yuksek et de Clément Daquin de Alb, et Kasper Toeplitz qui reviendra accompagné de Bruno Chevillon. Autant de géants de la scène electro actuelle, qui n'enverront que des ondes magnétiques !

Le site d'Elektricity

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