Divine Alela ou Diane Comedy à Pleyel ?

Le 8 juillet, les deux univers opposés de la folkeuse californienne Alela Diane et de la pop dandy de The Divine Comedy se produiront à Paris, Salle Pleyel.

Par Marc Zisman | Sur Scène | 7 juin 2010
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Days Off, nouveau festival des musiques actuelles se déroulant à la Cité de la Musique et à la Salle Pleyel, ne pouvait guère faire plus éclectique qu’avec son concert du jeudi 8 juillet, sur la scène de Pleyel, la folkeuse californienne Alela Diane se produira juste avant le dandy pop irlandais Neil Hannon plus connu sous son sobriquet de The Divine Comedy.

Chaque nouveau projet signé Hannon s’appréhende avec la même délectation. Toujours surprenant et prêt à se remettre en question, le cerveau dandy de Divine Comedy se réinvente en permanence. Et découvrir son nouvel album Bang Goes The Knighthood sur scène, procure une réelle excitation.

Voilà vingt ans qu’Hannon agrandit sa tour de Babel dans les escaliers de laquelle on croise les ombres de créateurs eux aussi solitaires et un brin dandy, nommés David Bowie ou Burt Bacharach, Ray Davies ou Jacques Brel, Scott Walker ou Stephin Merritt… Un prince de la mélodie et du raffinement pop suprême ce Neil Hannon, qui ose même les escapades chez Air, Jarvis Cocker, Ute Lemper, Yann Tiersen ou Charlotte Gainsbourg. Ce dixième étage supplémentaire construit cette année par l’étrange Irlandais rendra sans doute encore plus baroque sa pop kaléidoscopique.

Changement d’univers, de continent, de monde, de costumes, de décors, bref changement total avec Alela Diane… Lorsque les effluves du folk austère mais habité de son Pirate’s Gospel ont flotté dans les cieux de Nevada City, en Californie, chacun sut qu’Alela Diane ne serait pas une éphémère fée acoustique de plus…

Cet organe haut placé, haut scandé même, à la diction revendicatrice, avançant sur un fil acoustique virginal irradiait l’ouïe. Étonnamment, ce premier opus ne fut pas le fruit d’une aventure solitaire pour la jeune Californienne mais un travail élaboré avec son père.

L’an passé, To Be Still, son deuxième album, confirma la grâce de cette petite musique inouïe aussi bien enracinée dans le folk nu, la country cotonneuse que le gospel en apesanteur. Dans les configurations minimalistes, l’univers d’Alela Diane décuple ses forces et ses mélodies portées par cette voix à vif et une simple guitare. En duo avec son père, sans artifice aucun, la folkeuse devrait transformer la Salle Pleyel en chapelle intimiste et intense.

Le site d’Alela Diane

Le site de The Divine Comedy

Le site de la Salle Pleyel

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