Dhafer Youssef, le oudiste part en tournée

Le joueur de oud Dhafer Youssef se produira à la Cigale le 11 octobre et sera en tournée dans toute la France.

Par Eva Sauphie | Sur Scène | 9 septembre 2010
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Le chanteur et oudiste tunisien Dhafer Youssef s’entourera de ses trois musiciens et jouera son dernier enregistrement, Abu Nawas,Rhapsody à la Cigale le 11 octobre prochain et offrira également une tournée hexagonale.

Le oudiste sera en effet accompagné du jeune pianiste arménien Tigran Hamasayan, nouvelle étoile montante, du Canadien et Parisien d’adoption Chris Jennings à la contrebasse, et du New-yorkais Mark Guiliana à la batterie.

Dhafer Youssef a ceci de singulier qu’il sait marier sérénité, quiétude et énergie débordante. Le combo n’hésite pas à se lancer dans des expérimentations et explorations sonores.

Un mélange appréciable de grâce et d’audace au service d’un jazz fusion subtil, empreint de sonorités orientales irradiées par le oud et nourrie de traditions soufies. Le quartet installera tantôt un climat solennel porté par l'intensité et la pureté vocale de Youssef et les harmonies acoustiques lumineuses, et tantôt une ambiance festive emmenée par des improvisations inspirées.

Né dans la ville de Teboulba, en Tunisie, Dhafer Youssef commence sa carrière musicale à l’école coranique, et s’imprègne des influences qui l’entourent. A 19 ans, il s’installe à Vienne, espérant pouvoir jouer du oud. Sur place, il rencontre le percussionniste autrichien Gerhard Reiter qui le présente à Toni Burger et d’autres membres de la scène jazz viennoise.

Le club Porgy and Bess lui donne carte blanche. Une opportunité qu’il met à profit pour inviter des représentants de la scène jazz expérimentale européenne à l’instar d’Iva Bittova, Linda Sherock, Tom Cora et Wolfgang Puschnig. Son premier album, Malak, est le fruit de cette résidence. Sur cet opus, on retrouve des artistes tels Nguyên Lé, Markus Stockhausen et Renaud Garcia-Fons.

Après avoir vécu dans différentes capitales européennes et à Dakar au Sénégal, Dhafer Youssef finit par déménager à New-York où il enregistre son deuxième album, Electric Sufi, sur lequel apparait Dieter Ilg, Wolfgang Muthspiel, Doug Wimbish, Will Calhoun et Mino Cinelu.

De retour à Paris en 2001, Dhafer Youssef explore le mouvement nu-jazz norvégien autour des figures de Nils Petter Molvaer et d’Eivind Aarset. Sur son troisième opus, Digital Prophecy, il est accompagné par des membres éminents du jazz norvégien : Eivind Aarset est à la guitare, Rune Arnesen à la batterie, Bugge Wesseltoft aux claviers et Dieter Ilg à la basse. Le son du disque bénéficie également des samples de Jan Bang et du virtuose du bansuri Ronu Majumdar.

Cette collaboration se poursuit sur son quatrième enregistrement, Divine Shadows, sorti en 2006. Contrairement aux précédents albums, la voix de Dhafer et son oud sont placés au premier plan du disque.

C’est en 2008 qu'il s’intéresse de près à la dimension acoustique du jazz et décide de constituer une formation classique comprenant un piano, une contrebasse et une batterie. Son dernier album Abu Nawas Rhapsody en est le plus bel exemple.

Le quartet se produira le 8 octobre à Nancy dans le cadre du Nancy Jazz Pulsations, le 9 à Lagny-sur-Marne au Lagny Jazz Festival, le 15 au CLC du Guilvinec, le 17 au Tourcoing jazz festival, le 20 à Clermont-Ferrand au Jazz en Tête, le 21 au Rhino Jazz Festival, le 22 à la scène nationale de Châteauroux, le 23 à l'Amphithéâtre de l'Opéra de Lyon, le 2 novembre au Théatre du Cheval Blanc de Schiltigheim et le 5 au Jazz au fil de l'Oise de Jouy.

Le site de Dhafer Youssef

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