Deux fois Quatre saisons pour les sans-abris

Au profit de l'association Les Margéniaux, les Quatre saisons de Vivaldi et de Piazzolla résonneront en l'Eglise Saint-Leu, à Paris, le 21 décembre, grâce à l’ensemble Les Dissonances de David Grimal.

Par Max Dembo | Sur Scène | 10 décembre 2010
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Mardi 21 décembre à l'Eglise Saint-Leu, à Paris, David Grimal et son ensemble Les Dissonances donneront les Quatre saisons de Vivaldi et celles de Piazzolla au profit de l'association Les Margéniaux.

Un beau projet relayé au disque chez Aparté. Deux fois Quatre saisons dont tous les bénéfices seront reversés aux sans-abris via l'association Les Margéniaux. Un opus qui fait suite à un album Beethoven (Concerto pour violon et Symphonie n°7), paru également chez Aparté en octobre dernier.

Ce rendez-vous du 21 décembre marque l’ouverture d’une série de concerts dans la capitale, à partir de 2011 : un concert symphonique sera donné le 13 avril, et deux concerts de musique de chambre en mars et en mai.

Artiste engagé au parcours atypique, David Grimal est un musicien polyvalent qui aime envisager sa vie non selon un plan de carrière mais plutôt comme un chemin vers la musique. Soliste reconnu internationalement, il est régulièrement engagé à se produire avec de grands orchestres. Sa passion pour la musique de chambre l’a amené à fonder le Quatuor Orfeo, et il est également l’invité de nombreux festivals. Créateur du collectif Les Dissonances, Grimal est le dédicataire de nombreuses œuvres écrites pour lui par des compositeurs tels que Marc-André Dalbavie, Thierry Escaich, Richard Dubugnon, Ivan Fedele, Brice Pauset, Alexandre Gasparov, Jean-François Zygel, Fuminori Tanada, Philippe Hersant, Guillaume Connesson, Menachem Zur, Victor Kissine, Anders Hillborg, Osca Bianchi…

De nombreux enregistrements salués par la presse jalonnent déjà la carrière de David Grimal, notamment pour EMI, Aeon, Ambroisie, Harmonia Mundi. Actuellement artiste en résidence à l’Opéra de Dijon ainsi qu’à la scène nationale du Havre, il joue l’ex-« Roederer » d’Antonio Stradivarius de 1710 avec un archet de François-Xavier Tourte, ainsi qu’un violon fabriqué pour lui par le grand luthier français Jacques Fustier, le « Don Quichotte ».

C’est à Noël 2003 que les artistes des Dissonances donnèrent leur premier concert en faveur des sans-abri en l’Église Saint-Leu à Paris, scellant le début de leur aventure. Un concert pour les marginaux par un ensemble marginal. En effet, que veut dire « collectif d’artistes » ? Pourquoi pas l’orchestre des Dissonances ? Dans le fonctionnement même de l’ensemble, sans chef d’orchestre, l’on peut déjà percevoir que les musiciens des Dissonances se réunissent pour faire de la musique différemment.

Solistes internationaux, chambristes renommés et musiciens des plus grands orchestres s’y retrouvent pour un partage plus proche de la musique de chambre où chacun prend pleinement conscience du rôle qu’il a à jouer. Les Dissonances, c’est comme un grand quatuor à cordes où chacun est indépendant et totalement dépendant des autres. Des artistes qui se retrouvent trois ou quatre fois par saison autour de programmes hors norme mêlant toutes les époques et toutes les formations au sein du même concert, ouvrant ainsi des chemins de traverse où l’auditeur pourra aborder sous des angles nouveaux le grand répertoire.

L’ensemble se produit également en Europe et dans des festivals. Des artistes ou compositeurs tels que Brice Pauset, Marc-André Dalbavie, Thierry Escaich, Philippe Hersant ou Nobuko Imai collaborent avec les Dissonances.



Le site de David Grimal

Le site de l’Eglise Saint-Leu


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