L’ouragan Yuja Wang

La jeune pianiste chinoise Yuja Wang est en récital parisien, Salle Pleyel, le 1er décembre, avec un programme Rachmaninov, Beethoven, Scriabine et Liszt.

Par Marc Zisman | Concerts, festivals et tournées | 15 novembre 2011
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Malgré son jeune âge, Yuja Wang est déjà une habituée de Pleyel. Une salle qui l’accueillera jeudi 1er décembre, à 20h, pour un récital au cours duquel la pianiste chinoise capable de déclencher de son clavier les pires ouragans jouera Rachmaninov (Etude-tableau op. 39 n°6, Etude-tableau op. 39 n°4, Elégie op. 3 et Etude-tableau op. 39, n°5), Beethoven (Sonate n°13 op. 27 n°1 "Quasi una fantasia"), Scriabine (Sonate n°5 op. 53) et Liszt (Sonate en si mineur).

Yuja Wang ne cesse d’enrichir son répertoire. Sa curiosité la fait même s’aventurer dans des contrées si peu explorées par les virtuoses de premier plan. Son abattage pianistique peu banal trouve en Rachmaninov un matériau de premier choix, tandis que son jeu d’une grande clarté magnifie les sortilèges ravéliens.

Après un remarquable album Liszt / Chopin, Wang avait signé, en mai 2010, pour son deuxième album chez Deutsche Grammophon, Transformation, un programme dense et varié, introduit par les Trois Mouvements de Petrouchka de Stravinski, dont elle s’est affirmée sur scène comme une interprète éblouissante et tempétueuse, et se poursuivant avec Scarlatti et Brahms, pour enfin se conclure sur une vision colorée de La Valse de Ravel.

Enfin, en mars dernier, Yuja Wang s'immergeait avec un réel bonheur dans la musique concertante de Rachmaninov, soutenue avec une tendresse amoureuse par Claudio Abbado et le Mahler Chamber Orchestra. Avec ce troisième disque, le mythique Concerto pour piano n°2 trouvait ici une version lumineuse, avant tout intimiste et anti-sentimentale, et la Rhapsodie sur un thème de Paganini se distinguait par une rigueur imparable…

Enfant prodige, formée au Conservatoire de Pékin, sa ville natale où elle voit le jour le 10 février 1987, Yuja Wang poursuit sa formation aux États-Unis au Curtis Institut of Music de Philadelphie auprès de Gary Graffman, disciple de Serkin et d’Horowitz, une solide carte de visite… Outre sa victoire dans plusieurs compétitions internationales, elle se fait connaître en remplaçant un certain Radu Lupu en 2005 dans un Concerto de Beethoven et mène. Invitée par Maazel, Tilson Thomas, Dutoit, Abbado à jouer avec les plus grands orchestres, Yuja Wang est présente à Verbier, Lucerne, Calgary…

Ecoutez notre rencontre-podcast avec Yuja Wang

Le site de Yuja Wang

Le site de la Salle Pleyel

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