Nik Bärtsch débranche tout

Quand le pianiste zurichois ressuscite Mobile, son groupe acoustique...

Par Clotilde Maréchal | Vidéo du jour | 27 mars 2016
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Comme un retour aux sources pour Nik Bärtsch… Après Stoa en 2006, Holon en 2008, Lyria en 2010 et un double album live en 2012 avec son groupe amplifié Ronin (du « zen funk »), le pianiste zurichois signe avec Continuum un album avec sa formation d'origine Mobile. Le premier depuis une bonne quinzaine d'années… Quartet acoustique fondé en 1997, Mobile est la source de l'esthétique de Bärtsch et présente tous les éléments de son ADN. Une attitude façonnée par son approche conceptuelle de la réduction et de la répétition, mais aussi par sa fascination pour la culture japonaise. Jouant avec des textures musicales issues du jazz, du funk, de la musique contemporaine, du minimalisme et des musiques rituelles et sacrées, Nik Bärtsch crée de nouvelles énergies très structurées. « Cette musique, précise-t-il, puise son énergie dans la tension entre la précision des compositions et de l'auto-contournement de l'improvisation. De cette restriction auto-imposée découle la liberté. L'extase par l'ascétisme. » Un opus fascinant sur lequel les musiciens laissent surtout leur virtuosité individuelle au vestiaire et prennent plutôt part à la création d'un timbre commun, fort et énergique.



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