Michael, le retour

5 ans après sa disparition, le Roi de la Pop sort un "nouvel" album...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 12 mai 2014
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Rien de surprenant à ce que les albums posthumes attisent doute, suspicion et crainte pour ne pas dire fleurent bon l’escroquerie. Surtout quand le nom de Michael Jackson est au centre des débats artistiques mais notamment financiers… Avec Xscape, toutes ces appréhensions logiques sont balayées du revers de la main après une simple écoute ! La première bonne idée de ce projet qui parait quasiment cinq ans après la mort de la star est déjà d’avoir pioché dans des chutes de studio et des enregistrements inédits datant de divers moments de la longue carrière du Roi de la Pop. Côté réalisation et arrangements pour « moderniser » ces inédits, Timbaland est aux commandes de la majorité des huit titres de l’album, épaulé sur deux titres par Stargate et Rodney Jerkins. On connait les compétences et le talent du Virginien mais force est de reconnaître qu’il réussit ici à homogénéiser l’album, lui donnant une réelle cohésion artistique. Une sonorité contemporaine tout en lorgnant vers des textures joliment vintage, comme échappées parfois de l’âge d’or 80’s d’Off The Wall avec notamment le superbe Love Never Felt So Good (co-écrit avec Paul Anka) qui ouvre cet Xcsape. Autre force majeure du disque, la voix de Michael Jackson. Sur chaque titre, Bambi est au sommet de son art vocal (classique et superbe sur Chicago et Loving You), rien de trafiqué ou de factice ici, bien au contraire… Sur Do You Know Where Your Children Are, les sonorités de synthés analogiques très 80’s là-encore percutent des beats contemporains. Avec Blue Gangsta, les violons affrontent des rythmes minimalistes et urbains. Et sur l’éponyme Xscape (échappé des sessions d’Invincible) qui conclut impeccablement l’album, le condensé de tous les atouts du Roi de la Pop sont convoqués pour un final brillant. Xscape recèle d’autres petits trésors comme sur A Place With No Name, ce clin d’œil au A Horse With No Name, classique de 1972 du groupe America. Ou ces petits cris typiquement jacksoniens à déguster tout au long du disque. La version Deluxe est passionnante car proposant les huit titres dans leur version originale, sans la « modernisation » de Timbaland : un vrai document d’archive en quelque sorte… Au final, cet album posthume remplit son contrat à 200% et prouve, comme ses fans le savent bien, que Michael Jackson n’est en fait pas vraiment mort… Comment les producteurs ont abordé l'affaire ? réponse en image :







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