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Les Artemis chez Mendelssohn

Des quatuors de Mendelssohn au menu du nouveau festin chambriste des Artemis...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 20 avril 2014
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C’était il y a 25 ans. Le Quatuor Artemis voyait le jour. L’ensemble n’a évidemment pas perdu de sa superbe, même si le casting a évolué en cours de route. Le violoncelliste Eckart Runge est un peu le dernier des mohicans, unique rescapé de l’embardée originelle qui lança les Artemis en 1989 au Conservatoire de Lübeck. La formation semble pourtant toujours aussi passionnée et habitée par cette aventure chambriste, l’une des plus respectées au monde. Les Artemis, c’est l’alliage parfait entre virtuosité sans faille et remise en question permanente au service d’un corps à corps entre la partition et une certaine idée de la liberté. En cela, l’essentielle intégrale Beethoven bouclée en 2011 par Runge et ses trois complices fut bien plus qu’un accomplissement nécessaire… Pour son nouvel album, le quatuor installé à Berlin porte un regard neuf sur Mendelssohn en revisitant trois pièces de trois périodes bien distinctes du compositeur hambourgeois. Son adolescence tardive, l’aube de sa trentaine et le dernier mois de sa courte vie constituée de seulement 38 années. Pour Eckart Runge, Mendelssohn demeure surtout un grand incompris. «Certains le voient encore comme un artiste superficiel manquant de substance… Ses quatuors sont pourtant à la fois très sophistiqués et profondément éloquents. Et puis il ne faut pas oublier qu’il tient une place à part dans l’histoire culturelle, à la fois classique et romantique en unissant l’héritage chrétien allemand (la musique de Bach par exemple) et la tradition intellectuelle juive (son grand-père n’était autre que Moïse Mendelssohn, philosophe juif allemand du mouvement des Lumières).» Ce nouveau disque des Artemis qui comprend trois des six quatuors composés par Mendelssohn est aussi le premier disque pour le nouveau premier violon de l’ensemble, Vineta Sareika, qui a remplacé Natalia Prishepenko. « Un changement de line-up est toujours l’occasion d’insuffler une inspiration nouvelle, insiste Runge. Une opportunité d’accueillir de nouveaux horizons et d’idées fraiches. Mais le but est aussi de maintenir une certaine continuité. Lorsque nous recrutons un nouveau membre, nous ne cherchons jamais une copie-carbone de celui qui part. Nous voulons que ce nouveau membre apporte quelque chose de différent mais sans déformer le caractère du groupe. Nous n’avons pas peur de prendre des risques qui peuvent apporter une intensité supplémentaire à ce que nous faisons. »



Écouter notre rencontre-podcast avec Eckart Runge (juin 2012)

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