Jack White, gardien du temple

L'ex-White Stripes publie Lazaretto, son deuxième album solo...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 9 juin 2014
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Jack White est le gardien du temple rock. Le vigile d'une certaine tradition qui, sans se vouloir passéiste pour autant, aime à rappeler régulièrement ce que sont les véritables valeurs du rock’n’roll, son histoire, ses héros, ses légendes… Sa musique suinte ainsi le blues des pionniers comme le rock fifties, le rockabilly comme la soul sudiste voire la country ou le rock garage. Tous sont miraculeusement conviés à sa grande messe... Mais après un furieux Blunderbuss en 2011, l’ex-White Stripes se devait de faire évoluer son style au cœur duquel des guitares hirsutes mènent le bal. Avec Lazaretto, le pari est gagné. Et haut la main ! Même si sa « marque de fabrique » est guitaristiquement et puissamment bien présente (les ravageurs High Ball Stepper et Lazaretto), le bonhomme offre ici davantage de pluralisme. Certains titres posés, parfois presque pop, montre un artiste désireux de ne pas rester saucissonné dans un costume de rocker post-zeppelinien. L’éclectisme de Lazaretto peut déconcerter d’entrée de jeu. Mais au fil des écoutes, chaque composition se laisse apprivoiser et la palette de l’artiste présente son impressionnante largeur. Surtout, Jack White rappelle qu’il est un excellent songwriter. Bref, voilà un deuxième album solo montrant que l’ex de Meg White a encore énormément de choses à raconter…


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