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Velvet Negroni, ma vie après Dieu

Un peu de concurrence pour The Weeknd avec l'album d'un kid de Minneapolis, nouveau maître du R&B underground...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 4 septembre 2019
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Nouveau prétendant au trône du R&B expérimental et indé, Jeremy Nutzman alias Velvet Negroni est le représentant parfait de son temps.

Nappes ambient au synthé, percussions downtempo et chant habité, l’Afro-américain de Minneapolis adopté par une famille de chrétiens évangéliques blancs a partagé ses années de formation entre cours de piano et jam sessions tardives.

Une dualité qui a logiquement nourri ce Neon Brown, lorgnant aussi bien vers la soul urbaine contemporaine que le rock indé. Comme la copie rendue après son passage du religieux au profane...



Après une tournée avec son ami Bon Iver et un premier titre paru sur le label new-yorkais b4 en 2018, Velvet Negroni a surtout vu son travail samplé par Kanye West et Kid Cudi sur leur album commun Kids See Ghosts. Sur i,i, Bon Iver encore lui l'a convié à la chanson iMi et a également samplé son titre Waves. Des faits d’arme qui au bout du compte attirent l’attention…



Cette fois, pour son premier album, Nutzman s’entoure des producteurs Psymun (Young Thug, Juice WRLD, The Weeknd) et Elliott Kozel alias Tickle Torture et signe des morceaux balayant les stéréotypes. Les harmonie de ses douces balades R&B s’éclipsent pour laisser bondir des rythmiques soutenues. Du dub climatique fait suite à de l’électro soul. Des enchaînements que l’androgynie de sa voix rendent encore plus mystérieux.

Et comme Velvet Negroni fusionne l’influence du Prince des 80’s, le R&B futuriste de The Weeknd et l’électro folk façon Bon Iver, on est envoûté par les allures de grand patchwork de cet album attachant.



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