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Te souviens-tu d'Hüsker Dü ?

Un coffret blindé d'inédits zoome sur les débuts des violents et essentiels Hüsker Dü...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 16 novembre 2017
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Do you remember, en anglais. Te souviens-tu, en français. Et Hüsker Dü, en norvégien... Turbulente comète qui irradia le ciel de Minneapolis entre 1978 et 1988,le trio fut une déflagration bien singulière dans le rock américain des années 80. Un mur du son tant guitaristique que rythmique qui n’avait que peu de points communs avec tous les terroristes du hardcore, scène à laquelle certains eurent la fâcheuse tendance de les affilier. Même si leur énergie était viscéralement punk, Bob Mould à la guitare, Grant Hart à la batterie et Greg Norton à la basse étaient d’un certain calibre niveau plume.

Au fil des disques (six albums studio dont deux doubles), Hüsker Dü a fait poindre au cœur de son tsunami électrique des compositions de plus en plus mélodiques. Certes, l’affaire restera invariablement violente à souhait mais on comprendra vite que Mould était avant tout un vrai fan des Beatles et des Byrds dont le reprendra notamment Ticket To Ride et Eight Miles High. A l’heure du split en 1988, chacun lancera son aventure solo avec plus ou moins de réussite...

Savage Young Dü, superbe boîte de Pandore conçue par Numero Group, label de Chicago expert en rééditions cinq étoiles, propose 69 titres (47 sont inédits) enregistrés entre 1979 et 1982 et l’intégralité d’Everything Falls Apart (Reflex, 1983) et de Land Speed Record (New Alliance, 1982), en version alternative. Un coup de zoom sur une seule facette du groupe, la plus radicale et violente, mais quel coup de zoom !

Dans l’Amérique reaganienne, ces premières années sans concession offrent un trio frénétique, biberonné aux parrains punk, mais qui aligne déjà des compositions engagées moins bas du front qu’il n’y paraît. Plus speed que les Ramones (dont ils reprennent ici Chinese Rocks), les Buzzcocks et les Dickies réunis, Hüsker Dü fait résonner une voix autre qui laisse entrevoir un futur un brin plus pop (juste un brin) dans les années qui suivront. Mais même quand ils passeront de l’indépendant SST à la major Warner en 1986, Bob Mould, Grant Hart (emporté par un cancer du foie en septembre 2017) et Greg Norton conserveront la noirceur de leurs trois personnalités complexes. Reste à prier pour que le travail de réédition de Numero Group soit appliqué à la période 1983/1987… Le live londonien ci-dessous provient justement de cette ère. Le 14 mai 1985, Mould, Hart et Norton mettaient le feu au Camden palace de la capitale britannique :





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