Rustin Man, la cuisine du placard

Après son disque culte en duo avec Beth Gibbons de Portishead, Paul Webb alias Rustin Man sort enfin son 1er vrai album solo...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 3 février 2019
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Sous son pseudo de Rustin Man, Paul Webb a surtout brillé en duo avec Beth Gibbons, la voix de Portishead, sur l’album Out of Season (2002). Avant cela, le Britannique tenait la basse au sein du groupe culte de Mark Hollis, Talk Talk, entre 1981 et 1988. Après, il produira quelques bricoles (The Year of the Leopard de James Yorkston en 2006 et Hilfe Kommt de Dez Mona en 2009) mais se fera plutôt discret…

A 57 ans, Webb se décide enfin à sortir son véritable premier album solo. Longuement mûri, le disque, baptisé Drift Code, est personnel au possible, enregistré à domicile, dans sa grange transformée en maison où il vit avec femme et enfants, au milieu d’un champ de l’Essex, à cinq bornes du village le plus proche. Une bâtisse improbable aux airs de vieux magasin de curiosités transformée en espace de vie moderne. Un vrai-faux grenier échappé d’Alice au Pays des merveilles dans lequel Mister Rustin Man promène son chant frêle rappelant fortement celui de Robert Wyatt.

On pense d’ailleurs très souvent à l’ex-leader de Soft Machine tout au long de Drift Code, qui mêle pop chambriste, folk baroque, blues de fête foraine et faux jazz. Il y a aussi du Bowie acoustique dans ces déambulations portées par un piano de cabaret, une guitare psychédélique, un orgue funèbre ou un euphonium fantôme…

Voilà un disque intrigant et magnifique aux allures de rêve étrange, plein de chemins de traverse et de passages secrets. On y retourne fissa, histoire de goûter à sa richesse intemporelle.





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