Royal Trux, retour d'exil

Après 19 ans de silence, Jennifer Herrema et Neil Hagerty sortent de leur garage avec "White Stuff". Planquez les enfants !

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 2 mars 2019
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Quand Royal Trux pointe le bout de ses boots râpées et de son maquillage de voiture volée, on craint toujours l’enfilade des clichés rock’n’roll. Cette farandole difforme où les Rolling Stones d’Exile on Main Street culbutent les New York Dolls, et Sonic Youth se déguise en Nick Cave période Birthday Party… Mais malgré ces bruyantes casseroles, le tandem Jennifer Herrema/Neil Hagerty a toujours réussi à faire résonner son originalité.

Né à la fin des années 80 sur les décombres de Pussy Galore (combo tout aussi salace où officiait un certain Jon Spencer), Royal Trux a décidé, trois décennies plus tard, de lever le pied sur la pose, se calmer sur le Rimmel mais veiller à rester toxique. Aucune révolution de palais sur White Stuff (leur premier album en dix-neuf ans !), les bouteilles cassées de Black Jack tapissent le sol et l’odeur de poudre s’échappe bien des 11 titres du disque. La rythmique blues crade fait le job, on se vautre dans ces guitares faussement désaccordées et çà et là, Herrema et Hagerty ont pris soin de laisser traîner un synthé vintage ou un invité improbable (le rappeur Kool Keith sur Get Used to This).

Bref, c’est la fiesta du n’importe quoi punk rock mais comme le nom de Royal Trux est punaisé au-dessus de la porte, on frappe, on entre et on reste jusqu’à l’aube sans jamais culpabiliser…




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