Mattiel ne se connaît pas

Qobuzissime pour le 2e album de la "garagiste" américaine en herbe, sous influences White Stripes/PJ Harvey/Velvet/Black Keys...

Par Charlotte Saintoin | Vidéo du jour | 15 juin 2019
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Qobuz

Perdue au milieu d’une usine beige, mademoiselle Brown pose. C’est graphique, bien pensé. Normal, la jeune femme est illustratrice chez MailChimp le jour. « C’est comme si j’avais deux emplois à temps plein : designer et musicienne », dit-elle. On la préfère musicienne la nuit. Sous son bleu de travail, Mattiel (prononcer Maa-Teel) Brown planque une voix au timbre sauvage et impoli.

Les vastes campagnes de la Géorgie – d’où cette rudesse vient sans doute –, Mattiel y grandit puis les quitte pour l’urbaine Atlanta. Tant mieux, elle y rencontre Randy Michael et Jonah Swilley avec elle commence à écrire ce qui sera la base de Satis Factory.



Ils gèrent les compositions instrumentales, elle les paroles. L’alchimie fonctionne à merveille. Les riffs accrochent (Je Ne Me Connais Pas), les mélodies sont entêtantes, et puis il y a cette personnalité de caractère comme l’écurie Burger Records a l’habitude de flairer.



Avec elle, Mattiel rehausse une folk sixties aux accents de surf pop, un blues hors d’âge jouxtant une soul vintage. Un mélange équilibré pétri d’influences, au rang desquelles elle cite pêle-mêle Screamin’ Jay Hawkins, Andre3000, Marc Bolan, les Staple Singers ou encore Jack White. Un Qobuzissime très prometteur.



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