Mariee pleine de grâce

Avec "Grief in Exile", l'Américaine Mariee Sioux se rappelle au bon souvenir des fans de folk céleste...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 13 juin 2019
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Au début des années 2000, les fans de folk étaient à peine remis du le choc de la découverte d'Alela Diane qu'un autre ovni du même bled californien, Nevada City, venait caresser leurs esgourdes avec la délicatesse d'un bain moussant.

Avec Faces in the Rocks, son troisième album paru en 2007, Mariee Sioux déboulait sur la scène internationale elle aussi avec du folk angélique.

Elle était, elle aussi, une sorte d'elfe acoustique. Elle chantait, elle aussi, comme une habitée des éléments, comme une ambassadrice de la nature. Moins charismatique et bombé du torse que le Pirate's Gospel d'Alela, pour lequel Mariee signa justement des harmonies vocales, son Faces in the Rocks était sans doute plus rêveur, plus mutin aussi.



Comme une Hope Sandoval hippie, Mariee Sioux a continué à nous tirer le lobe de l'oreille pour nous mener où elle le désirait. On a suivi. Obligé. Ses paysages avaient davantage les reliefs de Nick Drake que de Joan Baez – à laquelle certains ont, stupidement, tenté de la comparer.

Quant au cristal de sa voix, il a toujours été d'une redoutable pureté qui en fait une pythie culte de la scène folk livrant, trop occasionnellement, des disques mystiques, hallucinatoires, traversés par l’héritage ancestral de ses racines indiennes.



Un statut confirmé par Grief in Exile, son premier véritable album studio depuis des lustres et qui vient de paraître sur le label Night Bloom Records.

Rien n’a vraiment changé et l’hypnose est immédiate. Comme l’est la dualité entre sérénité musicale ambiante et thématiques douloureuses (dépression, suicide, addiction) qu’elle attrape à bras-le-corps. Une merveille.



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