Le SuperHomard, à l'anglaise

La pop délicieusement sixties d'un groupe français à découvrir d'urgence...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 24 février 2019
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Les cinéphiles chevronnés savent que SuperHomard est le nom d’une boîte de nuit de Valbonne dans laquelle se déroule une scène du film de Georges Lautner Ne nous fâchons pas. Depuis quelques années, c’est aussi le nom d’un groupe piloté par Christophe Vaillant. La comédie culte épicée par les dialogues de Michel Audiard date de 1966, mais l'album Meadow Lane Park paru vendredi dernier est bien millésimé 2019.

Evidemment, Vaillant et sa clique vénèrent cette décennie du siècle passé. Ses BO géniales, sa pop solaire, ses mélodies à tomber, cette insouciance de façade… Les partitions signées John Barry, Ennio Morricone ou Burt Bacharach tapissent sans doute les murs de leur appart’ et les disques de The Association, des Beach Boys et de The Left Banke doivent figurer en bonne place dans leur discothèque. Mais la musique très référencée et typée de ce SuperHomard n’est pas pour autant celle de copistes bornés.

Car même si chacun trouvera des ressemblances avec, en vrac, celle de Bertrand Burgalat, des High Llamas, Stereolab, Cardigans, Saint Etienne, Broadcast ou, plus près de nous, de Dorian Pimpernel, Forever Pavot et Jacco Gardner, elle possède sa marque de fabrique et son identité propre. Un vrai don dans l’écriture comme dans la capacité à fusionner ces centaines de références. Instrumentales ou chantées par la voix espiègles et sexy de Julie Big, les compositions de ce premier vrai album s’enchaînent comme dans un rêve… Alors, c’était mieux avant ? Non, c’est bien tout de suite !





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