La pépite Pépite

Comme un héritier de Christophe, le duo parisien signe un premier album de chansons pop sentimentales, bouleversantes et addictives...

Par Nicolas Magenham | Vidéo du jour | 13 avril 2019
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On raconte que les deux têtes pensantes de Pépite, Thomas et Édouard, se sont rencontrées sur une plage en 2009. Pas étonnant que dans ce contexte si miraculeux, leur premier album, Virages, soit aussi sentimental et séduisant.

Sublimes ou empreintes d’amertume, les histoires d’amour que Pépite décrit à longueur de chansons sont toujours racontées avec un tact qui force le respect. Il y a beaucoup de Christophe dans cette manière d’envisager les choses, ainsi que dans la voix de Thomas, aussi traînante, blessée et réverbérée que celle de son aîné. Les chansons de Pépite sont comme des échos imprécis de slows langoureux dansés dans un night-club perdu de la Côte d’Azur.

Ce sont des réminiscences à la fois consolantes et tristes qui peuvent puiser leur inspiration à la fois dans la chanson française (les paroles bouleversantes de Monte Carlo) et dans les rythmes jamaïcains (Zizanie). Les synthétiseurs scintillants à la Cosma qui émaillent les chansons de Pépite sont finalement beaucoup moins kitsch que touchants. Ils expriment un émerveillement que l’on verrait s’éloigner petit à petit, comme une carte postale jaunie de la Riviera.

C’est probablement dans le piano/voix Rubis, ainsi que dans les magiques Hiéroglyphes et Les Bateaux que la mélancolie sous-jacente de Pépite s’exprime avec le plus d’émotion. Car c’est bien cela qui surnage largement dans les Virages de Pépite : une émotion pure et terriblement palpable.





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