Khatia Buniatishvili, femme et pianiste

La virtuose géorgienne consacre son 7e album à Franz Schubert...

Par Pierre-Yves Lascar | Vidéo du jour | 29 mars 2019
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Qobuz

Khatia Buniatishvili continue son exploration des grands indispensables du répertoire pianistique en posant ses valises chez Schubert. En abordant sur son nouvel album sobrement intitulé Schubert la grande et dernière sonate du compositeur, la D. 960, en si bémol majeur, à laquelle elle allie le Premier Livre des Impromptus (Op. 90, D. 899), c’est surtout pour la pianiste géorgienne une belle occasion de raffermir son identité de femme, dans une époque si discriminatoire.

Pour l’occasion, elle se revendique clairement comme une « pianiste féministe » (voir les « notes d’une féministe » dans le livret). L’atmosphère préraphaélite de la pochette semble un peu évoquer ce dialogue souriant et rédempteur de « La Jeune fille avec la mort », thème bien présent dans l’œuvre de Schubert, et surtout bien connu du grand public – souvenez-vous, il y a ce fameux lied, D. 531, puis ce non moins célèbre quatuor de Schubert, D. 810.

Côté enregistrement, le piano de ce Schubert diffuse une impression continue de douceur et de calme absolu, dans un son parfaitement cotonneux, avec des graves lointains et soyeux, une main droite agile, non teintée d’espièglerie parfois. Le si sublime Andante sostenuto de la Sonate, d’une lenteur imperturbable, vous emmènera pas plus loin que sur les nuages. Même les Impromptus ne perturberont pas les efforts de l’artiste dans la conquête de son objectif premier : vous apporter paix et sérénité.





En 2014, Qobuz rencontrait Khatia Buniatishvili à l'occasion de la sortie de son album Motherland :



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