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Dick Annegarn, à la ville comme au chant

Douze sublimes odes urbaines par le plus Français des Néerlandais...

Par Nicolas Magenham | Vidéo du jour | 2 septembre 2018
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Tel un peintre doué d’un regard à la fois nuancé et acéré, l’éternel promeneur solitaire qu’est Dick Annegarn a souvent décrit dans ses chansons ce que lui inspiraient les villes où il s’est installé ou qu’il a traversées. Une thématique au cœur de son nouvel album logiquement baptisé 12 villes 12 chansons. Cette obsession pour l’urbanité se cristallise naturellement autour de Bruxelles, son tube de 1974, réarrangé ici par Christophe Cravero pour orchestre symphonique – comme toutes les autres reprises de ce disque.

Dans les autres chansons de cette anthologie particulière, la couleur orchestrale se veut plus audacieuse ou, tout du moins, plus éloignée des versions originales. C’est notamment le cas de celles qui décrivent la délirante vivacité de la grande métropole. Dans Le Blues de Londres et Les Tchèques, ce bouillonnement urbain dépeint avec une étrange légèreté par Annegarn se traduit par des arrangements finement ciselés faisant la part belle aux pizzicati de cordes et aux bois staccato. Tout cela reflète avec délice le détachement narquois de l’auteur-compositeur-interprète, dont la voix rocailleuse de « bluesman du nord » n’a d’ailleurs jamais été aussi bien mise en valeur que dans cet album.

Mais Dick Annegarn, c’est aussi le chanteur des banlieues et des petites villes de province délaissées, avec leur lot de laissés-pour-compte abrutis par l’alcool et la solitude. Parmi ces petits chefs d’œuvre, citons le crépusculaire Coutances, ainsi que le railleur et mélancolique Nogent-sur-Marne. D’autres, enfin, ressemblent à des épopées lyriques et sombres, reflets d’un monde contemporain où règne un chaos sublimé par le chanteur d’origine néerlandaise (Xilinji et le terriblement impressionnant Tchernobyl blues). Ici la masse orchestrale ressemble à un vent délétère soufflant en parfaite harmonie avec l’univers poétique, puissant et intemporel de Dick Annegarn.



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