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Dead Can Dance, la résurrection

Le grand retour de Lisa Gerrard et Brendan Perry...

Par Charlotte Saintoin | Vidéo du jour | 7 novembre 2018
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Danser, ce n'est pas réservé qu'aux morts. Après six ans d'absence, deux ruptures, Dead Can Dance invoque Dionysos pour mettre en transe les vivants. Le duo de Melbourne, qui a commencé chez 4AD à l'époque dark wave de Bauhaus ou des Cocteau Twins, s'était séparé en 1998, se reformait pour une tournée en 2005, pour ne renaître au disque qu’en 2012 avec le bien nommé Anastasis (« résurrection » en grec). Seize années mutiques donc pour Lisa Gerrard et Brendan Perry. Avec Dyonisus, la formule DCD change légèrement : les invocations liturgiques cèdent la place aux cordes et percussions antiques, le chant des deux a été réduit au maximum pour offrir à des chœurs la place centrale. Mais la vraie singularité de ce onzième album réside dans sa conception.

Dyptique en deux actes de sept mouvements, premier album-concept du duo, Dyonisus se penche sur les rituels européens – encore pratiqués – consacrés au dieu grec de l'ivresse à coups d’expérimentations instrumentales mystiques dépassant les seize minutes. Perry : « Je voulais donner à {Dionysus une forme arrangée, comme un oratorio, un format classique, car je voulais être sûr que les gens puissent l'apprécier en l'écoutant du début à la fin.} »

Cela s'ouvre sur un rituel sur la mer et se clôture sur des bacchanales de près de seize minutes, puis s'enchaîne alors The Mountain - The Invocation - The Forest - Psychopomp, soit 19 minutes mélangeant effluves de flûtes orientales ou européennes, instruments folkloriques, field recording et samples, sifflets imitant les oiseaux, incantations inspirées et même rythmes africains. Le tout construit une fresque sonore très naturaliste, avec un sens de l'orchestration qui n'a pas faibli. Universaliste aussi. Car si ce masque mexicain illustrant la pochette n'a rien à voir avec la mythologie grecque, c'est pour mieux nous rappeler que sacré ne rime pas forcément avec culture.



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