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DJ Khalab : Beatmaker italien afro-cosmique !

DJ Khalab est une anomalie en Italie. Alors que les nouveaux dirigeants du pays rejettent les esquifs venus d’Afrique et que nombre de ses collègues producteurs s’acharnent à sentimentaliser la techno berlinoise, Raffaele Costantino se complaît dans “l’african electronic music” comme il l’appelle.

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 9 août 2018
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“En Italie, il n'y a pas de musique africaine du tout. C'est simple, il y a moi et mon grand pote, Clap! Clap!. C’est l'unique type avec qui je peux parler de culture africaine.” Après avoir participé au premier album du Florentin, Tayi Bebba, en 2014, il produit l’année suivante un long format avec Baba Sissoko (qui vit à Calabre, dans le Sud de l’Italie), Kumu/Tata, sur lequel le griot malien chante en bambara.

Après le maxi Zaïre en mars, Khalab sort donc Black Noise 2084, son premier album solo où il convoque percussions et chants africains et musiciens de jazz pour les mixer à sa bass music bien épaisse et écrire la musique du futur. Dès la première plage, Father and Grandpa, Khalab lance une polyrythmie qui met immédiatement en transe, des percussions ouest-africaines superposées à un kick de basse bien techno. Seul regret sur ce titre : il ne dure que trois minutes.

Après le featuring de l’artiste de spoken word Tenesha The Wordsmith sur l’insaisissable basse de Black Noise, l’ambiance se fait plus jazz-fusion psychédélique sur Dense avec le saxophoniste anglais Shabaka Hutchings, collaborateur du groupe Comet is Coming. La florissante scène jazz londonienne est aussi convoquée sur Dawn avec le batteur Moses Boyd, ou sur Bafia, avec la souffleuse multi-instrumentiste Tamar Osborn, sur un beat polyrhythmique absolument irrésistible. Le fidèle Clap! Clap! est lui présent sur Cannavaro, son beat plus tribal et sa tchatche bien agressive. En solo, Khalab dévoile sa face plus sombre sur Chitita et démontre son talent pour choisir des vocals hypnotisants pour forêt noire, ainsi qu’un sens aigu de l’extatisme qu’on retrouve sur Yaka Muziek. Sans doute le disque le plus pertinent de l’été 2084.



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