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Bill Ryder-Jones, bonjour tristesse

L'ancien guitariste de The Coral revisite au piano "Yawn", son album de 2018...

Par Alexis Renaudat | Vidéo du jour | 31 juillet 2019
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Bill Ryder-Jones ne fait pas dans les paillettes et les papillons. Yawn, sorti en 2018, caressait la ligne entre dream-pop et shoegaze dépressif, avec le charme vacillant du Britannique aux premières loges, murmurant regrets, rêveries et contemplations intérieures comme l’océan au bout d’un coquillage. Il y avait encore du tumulte dans ce bâillement de fatigue à la Slowdive.

Exit les guitares, la basse et la batterie, entre un piano solitaire, et vous avez Yawn revisité : Yawny Yawn. On pourrait le qualifier d’album solo puisque BRJ est désormais le seul artiste compositeur et interprète crédité. Que le sentiment dominant soit la dépression ou l’épuisement total, le résultat est le même : il est clairement au bout du rouleau.



Les dix titres, revus dans la perspective d’une performance individuelle, sont certes d’une beauté évanescente. Réduction d’effectifs oblige, le grain de voix à la Chris Martin, le piano et les reverbs immenses occupent désormais toute la scène sonore. C’est cinématique, c’est tendre, c’est terriblement triste.



Cette version alternative de Yawn aurait toute sa place comme bande son d’un film scandinave, tant elle évoque la grisaille et la perte d’énergie des hivers les plus longs. Comme l’a si bien dit Henrik Norbrandt : « Il y a 16 mois dans l’année : novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, novembre, novembre, novembre. »

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