Avant-première CharlElie Couture !

Son nouvel album aux airs de recueil de souvenirs de voyages...

Par Nicolas Magenham | Vidéo du jour | 19 janvier 2019
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Chanteur, compositeur, écrivain, photographe, graphiste et peintre, CharlElie Couture est un artiste complet. Avec son hétéroclisme parfaitement assumé, son nouvel album intitulé Même pas sommeil (et disponible en avant-première sur Qobuz !) montre une nouvelle fois la protéiformité de l’interprète de Comme un avion sans aile, ce dernier n’hésitant pas ainsi à enchaîner un blues pur jus en anglais (Another Man) avec une douce balade en français (Seul et unique). Sa musique est toujours émaillée d’une poésie hors-norme, où se télescopent ironie, tendresse et non-sens. Mais ici, elle flirte parfois avec un certain réalisme dû au contexte politique dans lequel cette cuvée 2019 a été conçue.

Parti s’installer à New-York en 2004, Couture a la double nationalité franco-américaine, mais l’arrivée au pouvoir de Donald Trump en 2017 le décide à revenir en France. A l’occasion, ses textes évoquent donc certains aspects inquiétants du monde contemporain, en particulier dans Toi, ma descendance. Seule solution viable pour CharlElie Couture : résister (le très beau Résister Sister, où le chanteur est accompagné d’un piano et d’une trompette jazz).

Totalement inclassables, ses chansons à la beauté singulière peuvent passer de la description moite d’un paysage caniculaire (Les Heures caniculaires, avec un joli dialogue violon/guitare électrique) à celle, plus glaçante, d’une nature mortifère (Les Chevaux froids). Cet album, ce sont aussi des histoires pleines d’humour et de doubles sens, comme dans Même pas sommeil – sorte d’Il est cinq heures, Paris s’éveille des temps modernes. Et dans Le Lamantin (du nom du gros mammifère aquatique), on retrouve le CharElie Couture friand d’images fortes et totalement surprenantes. Ce jazz New Orleans (avec banjo et trompette sourdinée) nous rappelle par ailleurs que son précédent album fut enregistré en Louisiane (Lafayette en 2016).

Puis retour dans sa Lorraine natale avec Ode à l’Est, titre parlé et, une fois n’est pas coutume, particulièrement sérieux. A l’image de ces deux derniers titres, et au vu de la situation cosmopolite de son auteur, Même pas sommeil pourrait donc être appréhendé, entre autres, comme une sorte de recueil de souvenirs de voyages. Mais avec CharlElie Couture, nous sommes évidemment très loin de la platitude d’un guide touristique lambda.









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