10 ans sans Bashung

Il malaxait les mots et les lettres, hypnotisait l’érudit comme le néophyte, touchait la plèbe comme les experts. Du rock ? De la chanson ? Non, juste du Bashung !

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 14 mars 2019
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Dix ans déjà qu'Alain Bashung s’en est allé vêtir le costard en sapin, ce 14 mars 2009, rongé par la crabe... Comme dirait l’autre, heureusement il reste les disques comme Fantaisie militaire (ah ce single La nuit je mens !) ou Bleu pétrole, son ultime, pour n'en citer que deux… Disques qui ne sont pas prêts de se démoder tant la plume comme la musique de ce créateur à part ne ressemblaient à rien de connus, flottant dans ces éthers entre chanson et rock.

En près de trois décennies, cet élégant réussit à inscrire son nom au panthéon des grands de la chanson. Brel, Brassens, Ferré, Barbara, quelques autres peut-être, et Bashung. Était-ce de la chanson ? Du rock ? De sa foisonnante démarche singulière et ambitieuse surgiront quelques tubes qui marqueront le grand public. Ainsi le bonhomme eut un statut à part. Il était même devenu intouchable. Et ses malaxages de mots, de lettres et de matière verbale hypnotisaient tant l'érudit que le néophyte.

Alain Bashung avait finalement créé un genre à lui seul. Sa voix déjà – grave et presque parlée – rendait immédiatement impressionnants chacune de ses rimes, chacun de ses jeux de mots baroques… Traitement similaire pour sa musique. Ses fondations harmoniques l’enracinaient dans une certaine tradition française, entre luxure gainsbourienne et onirisme barbaraien. Mais sa passion pour l’histoire du rock s’infiltrait dans cet univers lettré. Au final, l'atypisme de l’assemblage s'avérera éblouissant.










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