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QIBUZ avec les Temptations, Justin Timberlake, Snoop Dogg, Lana Del Rey, Daniel Harding, etc. (5 février 2018)

Confidences, news cocasses, bruits de couloirs, brèves de comptoir et buzz en tous genres : chaque lundi, QIBUZ zoome sur l’actualité musicale. La vérité est toujours bonne à lire, non ?

Qibuz Lundi | 5 février 2018
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Les Temptations à nouveau sans voix

« Mec, mais je rêverais d’avoir ta voix avec ce petit grognement ! » Si Marvin Gaye enviait Dennis Edwards, il ne fut pas le seul… Chacun des noms charismatiques de la maison Motown possède une spécificité. Celle des Temptations fut sans doute de ne jamais avoir eu un véritable leader comme Diana Ross le sera avec les Supremes ou Smokey Robinson au sein des Miracles. C’est pourtant l’une des voix les plus emblématiques des Temptations qui vient de se taire à jamais à l’âge de 74 ans. Une voix à laquelle rêvait donc Marvin Gaye… Disparu le 1er février 2018 à Chicago, Dennis Edwards avait intégré le groupe en 1968 lorsqu’ils s’embarquent sur les sentiers d’une soul funk ouvertement psychédélique et décrocheront la lune avec les tubesques Papa Was a Rollin’ Stone et Cloud Nine. Avant de rejoindre la formation, Edwards avait fait ses armes dans un autre groupe de chez Motown, les Contours, qui faisaient régulièrement la première partie des Temptations à la fin des années 60. Lorsque David Ruffin quitte ces derniers en 1968, Edwards le remplace. « Un matin, David vient sonner chez moi pour m’annoncer la nouvelle. Je croyais à une mauvaise blague », racontera par la suite l’heureux élu. Son arrivée est surtout simultanée à la prise en main des Temptations par Norman Whitfield.

A la poubelle les tenues typiquement Motown, place aux pattes d’eph’ et aux pâquerettes dans les cheveux ! De 1967 à 1972, Whitfield aura shampouiné les Temptations de la tête aux pieds, leur construisant la passerelle idéale entre la soul d’antan et le funk contemporain. Grand fan de Sly & The Family Stone et surtout de George Clinton, Whitfield atteint une synthèse parfaite des genres et des multiples saveurs que propose la musique noire américaine de la seconde partie des années 60. Grâce à lui, Motown ouvre ses oreilles au rock, au psychédélisme et surtout aux S.O.S. des ghettos. Et les Temptations sont alors à des années-lumière de leurs tubes d’antan tels My Girl ou Ain’t Too Proud to Beg. Dennis Edwards n’est pas le seul à jouer les lead singers au sein du groupe et le micro passe aussi dans les mains d’Eddie Kendricks, Otis Williams, Melvin Franklin et Paul Williams. Mais il restera peut-être comme le chanteur le plus associé à ce virage funky sur des chansons comme I Can’t Get Next to You, Ball of Confusion (That’s What the World Is Today) et aussi Shakey Ground. C’est aussi sous l’ère Edwards que les Temptations remportent leur premier Grammy pour Cloud Nine en 1968, et leur second pour Papa Was a Rollin’ Stone, trois ans plus tard…



En 1977, Dennis Edwards quitte les Temptations pour tenter une carrière solo sans grand succès à l’exception de Don’t Look Any Further avec Siedah Garrett en 1984, un duo samplé par de nombreux rappeurs comme Eric B. & Rakim, 2Pac, TLC, The Notorious B.I.G., Lil Wayne, Snoop Dogg, Aloe Blacc ou bien encore Lil' J. Edwards réintègrera le groupe par la suite lors de leurs multiples reformations. Durant les années 90 justement, il se produira sous le nom de Dennis Edwards & The Temptations, ce qui ne fut pas vraiment du goût d’Otis Williams qui l’attaquera en justice pour cette utilisation du nom Temptations. Un accord sera trouvé et la tournée deviendra The Temptations Review featuring Dennis Edwards… Avec cette disparition, Dennis Edwards rejoint donc Eddie Kendrick (5 octobre 1992), Melvin Franklin (23 février 1995), Damon Harris (18 février 2013) et Richard Street (27 février 2013) et laisse bien seul Otis Williams, 76 ans, dernière voix encore en vie de cet âge d’or bien lointain des Temptations






La finale de Justin Timberlake

Comme chaque année, la mi-temps de la finale du Superbowl, le championnat de football américain, se transforme en show express d’un peu moins de quinze minutes pour les stars de la pop et du rock. Après Prince, U2, les Stones, Paul McCartney, les Who, Lady Gaga ou bien encore Madonna, c’est Justin Timberlake qui se produisait cette année devant les spectateurs de l’U.S. Bank Stadium de Minneapolis venus assister à la finale opposant les Eagles de Philadelphie aux Patriots de New England.

Deux jours après la sortie de son nouvel album Man Of The Woods, le chanteur entouré de son groupe les Tennessee Kids, a entonné Filthy mais aussi Rock Your Body qu’il avait interprété en duo en 2004 avec Janet Jackson lors du concert de la mi-temps de la finale. Un concert choc entré dans les annales puisque le téton de la sœur de Michael était apparu en direct le temps d’un éclair ! Point de « nipplegate » cette année et Justin Timberlake a poursuivi son show avec un medley des tubesques Señorita, SexyBack, My Love et Cry Me a River. Il a ensuite rejoint le terrain entouré par un marching band géant pour interpréter Suit & Tie, puis derrière un grand piano le temps d’Until the End of Time suivi d’un duo virtuel avec feu-Prince sur I Would Die 4 U. Le mini-concert s’est terminé avec Mirror et Can’t Stop The Feeling.






Lana Del Rey échappe à un kidnapping

« Je vais être avec ma reine vendredi et à partir de ce jour, nos décisions seront communes. Elle connaît mon visage dans ses rêves et elle est à moi pour toujours ». La reine en question n’est autre que Lana Del Rey. L’auteur de cette déclaration enflammée, un inconnu de 43 ans nommé Michael Hunt. Ce dernier envisageait en fait de kidnapper la chanteuse après son concert du 2 février à Orlando en Floride. Il a heureusement été arrêté avant de passer à l’acte. La police avait reçu un appel quelques jours avant la venue de la star à Orlando signalant qu’un homme avait posté d’étranges messages sur Facebook. Assez pour convaincre la police qui a interpelé le psychopathe en possession d’un couteau et de billets pour le concert de Lana Del Rey. Il a été incarcéré à la prison d’Orange County, à Orlando






Daniel Harding, bye-bye Paris !

Le chef Daniel Harding a annoncé qu'il quitterait son poste de directeur musicale de l'Orchestre de Paris à la fin de son mandat en 2019. Arrivé dans la capitale française en 2016, le Britannique fan d’aviation ne renouvellera pas son contrat initial prévu pour trois ans. A 42 ans, le successeur de Paavo Järvi pourrait néanmoins poursuivre sa collaboration avec la phalange parisienne sous un autre statut, premier chef invité par exemple. Harding souhaite prendre une année sabbatique pendant la saison 2020/2021.






Snoop chante Dieu

Y’a pas que la fumette dans la vie de Snoop Dogg. Il y a aussi… Dieu ! Le rappeur californien de Long Beach publiera le 16 mars prochain, sur le label All the Time Entertainment, un disque de gospel. Intitulé Bible of Love, il réunira notamment Faith Evans, B Slade, Rance Allen et Tye Tribbett. « J’avais cette envie dans mon cœur depuis des années, a déclaré Snoop. Je n’avais jusqu’ici pas réussi à la faire parce que je faisais du business de gangsta ou de ceci ou de cela… » Petite mise en bouche de cette parenthèse gospel avec le single Words Are Few avec B Slade :






Le vrai comeback des Smashing Pumpkins ?

Les Smashing Pumpkins sur le point de se reformer ? La chose semble être bien plus qu’une simple rumeur après la publication d’une photo montrant ensemble trois des quatre membres historiques : le leader Billy Corgan accompagné du guitariste James Iha et du batteur Jimmy Chamberlin. Comme elle l’avait elle-même déclaré récemment, la bassiste D’Arcy Wretzky ne serait pas de la partie et pourrait être remplacé par Jeff Schroeder qui avait rejoint le groupe en 2007 au poste de guitariste… Le mois dernier, Billy Corgan avait révélé quant à lui que le prochain disque des Pumpkins serait produit par Rick Rubin.






Ndugu Chancler rejoint Michael Jackson

Il n’était pas le plus connu des batteurs et pourtant Leon ‘Ndugu’ Chancler fut derrière les fûts de très nombreux disques. A commencer par un certain Billie Jean de Michael Jackson… Le virtuose originaire de Louisiane est mort le 3 février 2018 à l’âge de 65 ans. Musicien de studio et de tournée pour des légendes telles que Miles Davis, Carlos Santana, Frank Sinatra, Thelonious Monk, Weather Report Lionel Richie, James Brown, Tina Turner, Eric Clapton, Eddie Harris, Harold Land, Lalo Schifrin, Hampton Hawes ou bien encore Hugh Masekela…

Sur Thriller de Michael Jackson, il jouera également sur P.Y.T et Baby Be Mine, et pour l’album Bad, sur le single I Just Can't Stop Loving You. Comme auteur, Ndugu Chancler avait co-écrit, en 1982, le tubesque Let It Whip de Dazz Band. Pour Santana, il écrivit également Dance Sister Dance. Au milieu des années 2000, il avait commencé à enseigner le jazz à l’Université de Californie du Sud.





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