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Bonne lecture!

QIBUZ avec Nick Cave, Maria Callas, Kendrick Lamar, Flying Lotus, Neil Young, Soft Cell, etc. (26 février 2018)

Confidences, news cocasses, bruits de couloirs, brèves de comptoir et buzz en tous genres : chaque lundi, QIBUZ zoome sur l’actualité musicale. La vérité est toujours bonne à lire, non ?

Qibuz Lundi | 26 février 2018
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Nick Cave, bête de (mise en) scène

Nick Cave n’a jamais été avare en documents filmés. De The Road To God Knows Where d’Uli M Schueppel à 20,000 Days On Earth de Iain Forsyth et Jane Pollard en passant par One More Time With Feeling d’Andrew Dominik, le leader des Bad Seeds a toujours accepté de documenter ses concerts comme son processus de création. Preuve supplémentaire de cette manie avec la sortie d’un nouveau film retraçant la journée d’un concert donné au Danemark en octobre 2017.

Intitulé Distant Sky, le film a été réalisé à la Royal Arena de Copenhague et comprend de nombreuses chansons extraites de l’album Skeleton Tree mais aussi des vieux tubes des Bad Seeds glanés dans leurs trente ans de carrière. Un concert auquel a participé, en invité surprise, la soprano danoise Else Torp, montée sur scène pour la chanson Distant Sky. Réalisé par David Barnard qui avait déjà travaillé avec Nick Cave et les Bad Seeds lors de leur Abattoir Blues Tour mais aussi avec Björk, Gorillaz et Radiohead, Distant Sky sortira au cinéma le 12 avril, diffusé dans 500 cinémas dans le monde entier, dont cinq à Paris, le même jour.






Callas est vivante !

Et si Maria Callas marchait dans les pas de Claude François, Dalida et Tupac. Quarante ans après sa mort, la diva s’apprête à faire… son comeback sur scène ? La Callas renaîtra en effet de ses cendres sous forme d'hologramme, lors d'un spectacle unique, le 30 novembre, salle Pleyel à Paris où elle interprètera ses plus grands succès. Déjà présenté à La Scala de Milan, au Met Opera de New York et à Covent Garden à Londres, Callas In Concert fait escale à Paris pour une apparition en trois dimensions pour combler « les jeunes générations qui n'ont pas connu la Callas et qui souhaitent la découvrir sur scène », selon Stephen Wadsworth, directeur du département lyrique de la Juilliard School de New York qui a imaginé ce grand show. L’hologramme de Maria Callas sera accompagnée par un orchestre symphonique de soixante musiciens.






Paris brûle-t-il pour Kendrick Lamar ?

En bon rassembleur de la plèbe et de la hype-osphère, Kendrick Lamar recevait le tout Paris dimanche 25 février sous les coups de 21h15. En se réservant l’AccorHotels Arena, le rappeur californien n’avait certes pas choisi le lieu le plus cosy mais connaissant l’intelligence comme le talent du bonhomme, la fiesta ne pouvait laisser indifférente. Et totale la fiesta fût. Dans un show hollywoodien millimétré de 90 minutes, Kendrick tout de blanc vêtu comme un messie voire un prophète a déroulé ce que ses 18.000 fans présents attendaient de lui. Un enchainement sans temps morts de titres essentiellement extraits de son dernier album en date, DAMN., de quelques singles de Good Kid, M.A.A.D City et To Pimp A Butterfly et de deux titres de confrères sur lesquels il était invité (Goosebumps de Travis Scott et Collard Greens de ScHoolboy Q).

Chaque morceau est un tableau. Éclairages comme vidéos, chorégraphies comme scénographies, la démesure est certes là mais toujours avec goût. Mic au poing, la star s’accorde peu de répit et joue les hypnotiseurs de foule. Relégués dans la fosse comme à l’opéra, ses musiciens semblent absents ; choix étrange qui amplifie la mise en scène christique de sa performance assez enivrante. On regrettera aussi le peu de place laissé à la folie et à l’improvisation dans une impressionnante machine huilée. Mais Kendrick Lamar peut réserver encore autant de fois qu'il veut l'hideux bunker du quartier de Bercy, on reviendra à chaque fois.






Soft Cell, une reformation et puis s’en vont !

En 1981, leur reprise de Tainted Love, écrite quinze ans plus tôt par Ed Cobb pour Gloria Jones, plafonna au sommet des charts du monde entier. Une relecture qui starifia Soft Cell, duo composé de Marc Almond et de Dave Ball. Trois ans plus tard, les deux mettront fin à leur affaire avant de se reformer en 2001 pour une tournée et un album (Cruelty Without Beauty). Rideau à nouveau en 2005. Et rebelote en 2018 !

Sauf que cette nouvelle reformation de Soft Cell ne durera qu’un soir ! Le temps d’un unique concert à la O2 Arena de Londres le 30 septembre prochain. Oui, oui, oui unique, promis, juré, craché ! « Cet ultime show sera la meilleure des fins. Ce sera une vraie déclaration et un adieu à tous les fans. Aucun de nous ne veut se lancer dans une vraie tournée mais nous voulions par contre dire au revoir à nos fans. »






Une B.O. signée FlyLo

Flying Lotus a signé la musique de Perfect, un nouveau thriller fantastique réalisé par Eddie Alcazar et présenté par Steven Soderbergh. Le film, une production de Brainfeeder Films pour laquelle le musicien et bidouilleur californien est producteur exécutif, sera présenté au festival SXSW d’Austin au Texas, mi-mars. Flying Lotus et Alcazar avaient déjà travaillé ensemble sur le court-métrage FUCKKKYOUUU.

L’affiche officielle de Perfect - © Brainfeeder Films







Les Who en 68

Quand y’en a plus, y’en a encore ! Lorsque tout a été réédité, les labels trouvent tout de même le moyen de déterrer une énième pépite. Le 20 avril, ce sont les fans des Who qui seront à la fête avec la parution du Live At The Fillmore East 1968, réédité pour son 50e anniversaire. Ce concert comptait parmi les plus piratés de la bande de Roger Daltrey et Pete Townshend. A l’origine, ce live devait sortir juste après l’album The Who Sell Out mais sa parution fut annulée lorsque la maison de disques réalisa que seule certaines chansons du concert du premier soir avaient été enregistrées. Par chance, le second soir fut capté dans son intégralité. C’est lui qui paraîtra totalement restauré et mixé par l’ingénieur du son des Who, Bob Pridden.

Le tracklisting sera le suivant : Summertime Blues, Fortune Teller, Tattoo, Little Billy, I Can’t Explain, Happy Jack, Relax, I’m A Boy, A Quick One, My Way, C’mon Everybody, Shakin’ All Over, Boris The Spider et My Generation. Le même jour, Universal ressortira également en habits de lumière l’album solo de Pete Townshend de 1972, Who Came First. Une Deluxe Edition remastérisée avec des inédits.






Didier Lockwood, un hommage à Pleyel

Un concert hommage à Didier Lockwood se déroulera la 10 mars à Paris, salle Pleyel. A l’origine, la soirée devait être celle de l’Amazing Keystone Big Band pour le projet Django Extended. Dans un communiqué, le trompettiste David Enhco, impliqué dans l’Amazing Keystone Big Band mais aussi plus que proche du violoniste disparu puisqu’il fut son beau-fils, a annoncé le maintien de la soirée, transformée pour l’occasion en hommage.

« Comme vous le savez, écrit David Enhco, Didier Lockwood était l’un des invités principaux de notre concert Django Extended le 10 mars à la Salle Pleyel. Sa disparition soudaine me laisse sans voix. Il a été mon beau-père pendant 25 ans et un mentor fabuleux. J’ai beaucoup de mal à réaliser qu’il ne viendra pas jouer avec nous. L’Amazing Keystone Big Band, les autres invités et moi-même avons décidé de maintenir le concert et de lui rendre hommage le 10 mars en invitant quelques-uns de ses amis musiciens et de ses disciples. Il aimait tellement improviser et partager la scène avec les gens qu’il aimait que c’est sûrement la meilleure façon d’honorer sa mémoire et de célébrer ce musicien génial. »






Une archive majeure de Neil Young

Chaque mois (ou presque), Neil Young annonce la sortie d’un nouvel album ou de l’une de ses archives. Cette fois, le Loner compte publier son fameux live de septembre 1973, enregistré au Roxy Theatre de Los Angeles. Attendue en vinyle pour le Record Store Day le 21 avril prochain, cette pépite sera disponible officiellement trois jours plus tard. Le concert comprendra neuf chansons qui se retrouveront pour la plupart sur l’album Tonight’s The Night qui ne paraîtra qu’en juin 1975. « On connaissait vraiment bien les chansons de Tonight’s The Night après les avoir jouées durant un mois en studio. Donc là, il suffisait de les jouer une fois de plus, sur scène, ce fut génial. Un grand moment ! » Le tracklisting complet de ce Roxy – Tonight’s The Night Live sera le suivant : Tonight's The Night, Mellow My Mind, World On A String, Speakin' Out, Albuquerque, New Mama, Roll Another Number (For The Road), Tired Eyes, Tonight's The Night et Walk On.






Les Crystals aphones

Les Crystals furent l’un des plus grands girl groups des années 60. Sa voix principale, Barbara Ann Alston, vient de se taire à jamais à l’âge de 74 ans, le 16 février 2018 à Charlotte en Caroline du Nord. Produits par l’inénarrable Phil Spector, elles enquillèrent les hits tels que There's No Other (Like My Baby), Uptown ou bien encore He Hit Me (And It Felt Like a Kiss). Timide de nature, Alston fut toujours réticente à chanter en lead, poussée par ses consœurs. Elle quittera le groupe en 1965 avant de le réintégrer deux ans plus tard.






Tanya Donelly relance Belly

Après 23 ans de silence, Belly publiera un nouvel album, DOVE, le 4 mai. Populaire sur la scène rock indée des 90’s, la bande de Tanya Donelly a lancé ce comeback via un premier single, Shiny One. « Cette chanson me tient à cœur, a déclaré l’Américaine, car elle a été le premier effort vraiment collectif de cette reformation. A la basse, Gail Greenwood a signé le riff et le refrain. Le guitariste Tom Gorman et moi avons écrits les couplets et les ponts. Et derrière sa batterie, Chris Gorman a donné la vibe générale et a trouvé la direction pour finaliser le titre. »

Baptisé DOVE, ce nouvel album de Belly ne sera en fait que le troisième, le groupe n’ayant enregistré que Star en 1993 et King en 1995. Avant ce comeback, Donelly avait enregistré quatre albums solo : Lovesongs For Underdogs (1997), Beautysleep (2002), Whiskey Tango Ghosts (2004) et This Hungry Life (2006).






Gergiev, plus Bavarois que jamais

Munichois jusqu’en 2025 ! Valery Gergiev a en effet été reconduit à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Munich jusqu’à cette date. Une phalange dont il est le directeur artistique depuis 2015. « Je pense que c’est une bonne façon de poursuivre notre travail », a déclaré Gergiev, en remerciant le conseil municipal qui a prolongé son mandat.





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