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Bonne lecture!

QIBUZ avec Arnaud Rebotini, Lou Reed, Albert Einstein, Elton John, Alexandre Desplat, etc. (5 mars 2018)

Confidences, news cocasses, bruits de couloirs, brèves de comptoir et buzz en tous genres : chaque lundi, QIBUZ zoome sur l’actualité musicale. La vérité est toujours bonne à lire, non ?

Qibuz Lundi | 5 mars 2018
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Rebotini césarisé !

Tard dans la nuit du samedi 3 mars, Arnaud Rebotini est rentré chez lui avec César ! Ou plutôt avec UN César ! Le musicien et producteur électro a en effet remporté le César de la Meilleure musique de film pour sa partition de 120 battements par minutes de Robin Campillo. Très ému, il a déclaré au moment de monter sur scène pour récupérer sa statuette : « Si la musique de 120 battements par minute a une profondeur, c’est qu’elle est la voix de ceux qui sont morts, qui ont perdu des proches, qui se sont battus et qu’on n’a pas voulu entendre. Je dédie ce prix à ces héros oubliés, d’hier et aujourd'hui, Act Up existe toujours et le sida n’est pas qu’un film. »

En 2014, Rebotini avait déjà astucieusement collé son univers sonore sur les images d’Eastern Boys réalisé aussi par Campillo. Il alternait entre plages épurées qui lorgnaient tant vers le minimalisme que la musique répétitive à la Philip Glass et tornades electro sombres et hypnotiques. A l’arrivée, sa partition était un élément clef de ce beau film troublant…

Le cinéaste a donc embarqué pour la deuxième fois Monsieur Blackstrobe pour la bande originale de 120 battements par minutes. Une musique que le journaliste Didier Lestrade, qui connait aussi bien Act Up que la dance music, décrivait ainsi à sa sortie : « De 1992 à 1995, la période que traite 120 BPM, la house est arrivée à son plus beau plateau... Cette B.O. est ce qui équilibre ce film, qui justifie ce titre si conceptuel : 120 BPM, le rythme naturel de la house et du cœur, la musique qui nous a fait tenir quand on n'y croyait plus, le mouvement musical le plus important de ces trente dernières années avec le hip hop… » Pour cette entreprise passionnante mais délicate car alternant entre instants de lutte pure et séquences légères et hédonistes, Arnaud Robotini déroule une partition house multicolore pour laquelle il a créé un thème qu’on retrouve en pointillé d’un bout à l’autre. Une sorte de fil rouge incassable qui évolue selon les thèmes, minimalistes et introspectifs comme totalement dancefloor ou carrément planants limite new age. La force du musicien est de coller musicalement à l’époque de l’action – le début des années 90 – tout en rendant ses compositions contemporaines.








Et l’Oscar de la meilleure musique est attribuée à…

Cocorico en direct d’Hollywood pour l’Oscar décroché par Alexandre Desplat pour sa musique pour La Forme de l'eau de Guillermo del Toro. C’est la deuxième statuette remportée par le compositeur parisien sacré il y a trois ans pour The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson. « Gagner un Oscar, c'est déjà tellement incroyable pour un Européen et un Français, le premier m'avait beaucoup impressionné, le deuxième arrive sans prévenir, je suis extatique », a-t-il déclaré à l'AFP.

Parmi les Français les plus décorés aux Oscars, Desplat reste dépassé par Michel Legrand, lauréat de trois statuettes (dont une pour L'Affaire Thomas Crown) et Maurice Jarre, trois fois oscarisé aussi, notamment pour Lawrence d'Arabie. Il a en revanche fait mieux que George Delerue, lauréat d'une statuette pour I love you, je t'aime… Collectionneur de trophées, Alexandre Desplat a déjà une étagère pleine de trophées, du Bafta aux Grammys Awards en passant par trois César en 2006, 2011 et 2013 pour De battre mon cœur s'est arrêté, The Ghost Writer et De rouille et d'os. « Guillermo, merci d'avoir laissé la musique être la voix de tes personnages pour transmettre la belle mélancolie de l'amour », a-t-il déclaré sur la scène du Dolby Theater en recevant sa statuette. Cette bande-originale de La Forme de l'eau lui a déjà valu un Golden Globe.



Enfin, cette grande messe hollywoodienne des Oscars est aussi l’occasion de goûter à diverses performances musicales comme cette année celle de Sufjan Stevens, entouré de Annie Clark alias St. Vincent, Moses Sumney et Chris Thile des Punch Brothers :






Einstein au violon !

Le 9 mars, à New York, la maison Bonhams mettra en vente aux enchères un violon pas comme les autres puisqu’ayant appartenu à Albert Einstein. Un instrument de 1933, estimé entre 81.000 et 120.000 euros, qui lui avait été offert par le scientifique Oscar H. Steger, ébéniste et membre de l’Orchestre symphonique de Harrisburg. L’instrument est gravé avec la mention suivante : fabriqué pour le plus grand scientifique du monde par Oscar H. Steger, février 1933 / Harrisburg, PA.

L’illustre scientifique avait débuté l’apprentissage de la musique à 6 ans, poussé par ses parents. Mais ça n’est que vers 13 ans, qu’Einstein se passionne pour cet instrument en découvrant les sonates pour violon de Mozart.






Des poèmes inédits de Lou Reed

Les fans de Lou Reed auront de la lecture le mois prochain. La maison d’édition Anthology vient d’annoncer la parution de Do Angels Need Haircuts ?. Décédé en 2013 à l’âge de 71 ans, l’ancien leader du Velvet Underground évoquait rarement l'année passée chez ses parents après avoir quitté le groupe, en 1970/1971, période où il écrivait des poèmes réunis dans ce recueil. Le livre offre « un volet d'un chapitre peu connu dans la vie d'un personnage sans concession de la culture populaire américaine », a précisé Anthology.

L’ouvrage sera accompagné d'un enregistrement audio de Lou Reed lisant sa poésie à l'église St. Mark's dans l’East Village à New York, en 1971. A cette époque, il était donc retourné chez ses parents à Long Island, près de New York, pour travailler en tant que dactylo dans l'entreprise de comptabilité de son père. Une retraite assez courte, Lou Reed lançant en 1972 sa carrière solo, en enregistrant à Londres, avec les encouragements de David Bowie.






Quand Elton John s’énerve…

Et soudain Elton John s’en alla ! La star britannique de 70 ans a été contrainte de quitter la scène lors d'un concert à Las Vegas en raison du comportement « grossier » d'un fan qui est venu perturber son spectacle. « Un fan a mis ses mains sur les touches de mon piano alors que j'étais en train de jouer et a continué bien que je lui aie dit d'arrêter, a déclaré Elton John sur son compte Tweeter. Ce type était impoli, dérangeant et il n'avait aucun respect pour notre spectacle et donc je lui ai dit ce que je ressentais avant de quitter la scène jusqu'à ce qu'il en soit chassé. » Il est ensuite remonté sur scène mais sans fans autour de lui.

L’incident s'est produit alors qu'il interprétait Saturday Night's Alright. Comme il en a l'habitude, il avait convié des fans à le rejoindre à l'occasion de ce morceau. Le chanteur aux plus de 250 millions d'albums vendus a annoncé cette semaine son intention de tirer sa révérence à l'issue d'une tournée, longue de trois ans et forte de 300 concerts, qui débutera le 8 septembre.






Ry Cooder, le retour du fils prodige

Six ans après Election Special, Ry Cooder sortira de sa tanière le 11 mai prochain, un nouvel album studio sous le bras. Intitulé The Prodigal Son, ce 16e opus mélangera trois compositions originales de l’intéressé à des titres des Pilgrim Travelers, des Stanley Brothers, de Blind Roosevelt Graves et de Blind Willie Johnson. Dans la foulée de cette publication, en juin et juillet, Cooder prendra la route pour sa première tournée nord-américaine en neuf ans.





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