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5 questions à ... Hélène Berger

Grand rendez-vous des amateurs de musique classique, le Cap Ferret Music Festival (CFMF) prendra place cette année du 07 au 14 juillet sur les 25 km de la presqu’île de Lège-Cap Ferret. La pianiste Hélène BERGER, fondatrice et programmatrice de cet événement, à répondu quelques questions posées par Qobuz.

Par Aurélia Bret | Concerts, festivals et tournées | 26 juin 2018
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Qobuz

Avec plus 18 concerts, dont 13 gratuits, la 8ème édition du CFMF festival vous inviteras tous les soirs à découvrir plus d’une quarantaine de virtuoses de la musique classique de très haute facture venant d’Argentine, des États-Unis d’Amérique, du Chili, du Venezuela, de Corée du Sud, de Hong Kong, du Japon, de Turquie, d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, d’Espagne, d’Italie, de Pologne et de France. Au regard du cadre naturel, de l’affluence populaire et de la qualité des artistes invités, cet événement culturel devient au fil des ans parmi les plus importants de la Gironde.


- Pour les 8 ans du festival, avez-vous des rêves fous pour fêter ces années ?

Qu'il fasse beau. Que la musique réchauffe les coeurs quel que soit le temps. Que l'ambiance incroyable soit au rendez-vous. Que tous, bénévoles, musiciens, mélomanes disent d'un seul tenant la dernière note envolée : "merci pour cette semaine inoubliable".

CFMF édition 2017 © Laurent Wangermez

- Comment avez-vous construit la programmation de cette 8e édition, qui se déroulera du 7 au 14 juillet, et quel objectif vous étiez-vous fixé en la préparant ?

La programmation s'élabore en fonction des musiciens qui m'impressionnent et me touchent lors de mes tournées, du Concours Bellan ou lors du Cap Ferret Music Open. Aussi bien parmi les lauréats, les jurys, les autres participants des festivals où je joue. Je découvre tant de talents au cours d'une année que c'est une frustration de ne pouvoir inviter tous mes coups de coeur.

CFMF édition 2017 © Laurent Wangermez

Mes idées fixes : la recherche de la correspondance entre un public à la fois sincère et exigeant, et la capacité de l'artiste à transcender un simple concert en moment magique. la complémentarité de chacun, des œuvres proposées, comme un bouquet savamment et intuitivement composé de mille et une fleurs qui s'assemblent et se répondent. l'apport d'oeuvres nouvelles, de nouveaux courants, d'audace, sans jamais perdre de vue (ou d'ouïe...) que la musique doit être ressentie, pas juste écoutée. L'objectif est simple et fidèle à la mission du festival : embellir la presqu'île avec des musiques aussi belles qu'elle, révéler des nouveaux artistes d'ici et d'ailleurs, créer une osmose entre les musiciens, bref réussir à créer cette alchimie qui fait qu'on n'est pas tout à fait le même avant et après le festival.


- Vous qui êtes la fondatrice et la directrice artistique du Cap Ferret Festival depuis plusieurs années, comment trouvez-vous que le public évolue au fil des années ?

Il grandit. Devient expérimenté. Les nouveaux venus s'insèrent dans une communauté accueillante, qui relate avec engouement les grands moments des éditions passées et les guident dans "les bons plans". En revanche, et c'est vraiment pour cela que cela marche, il y a un écho entre l'authenticité des "gens d'ici" et ceux qui sont sur la scène.

CFMF édition antérieure © Laurent Wangermez

Les deux sont ouverts, sans a priori, curieux et respectueux. Face à un grand paysage, comme face à une grande musique, l'humilité est de mise, la simplicité est naturelle.


- Comment expliquer chaque année le succès du Festival ?

Le goût de l'autre. Le besoin de se retrouver sans détour face à l'authenticité des musiciens et une nature grandiose, captivante, ramenant l'homme à sa nature essentielle. L'aventure communicative d'une Presqu'île, avec ses femmes et ses hommes bénévoles asso et mairie, qui donnent leur énergie autour du festival, devenant un point central avant le grand rush de l'été. Ce succès doit aussi beaucoup au maire de la commune, Michel Sammarcelli, qui a cru au projet dès le premier rendez-vous, pensant aussi le festival comme un lieu d'échanges, de rencontre, facteur de développement du tissu économique, social et culturel de la commune. La présence fidèle de partenaires et mécènes, pour la plupart depuis 8 ans, fait que sur 22 concerts, 17 sont offerts à tous. C'est un facteur indéniable de réussite, peut-être le plus important.


- A titre personnel et même si le choix est sans doute cornélien, quels sont les concerts que vous attendez le plus ?

Tous les concerts de la programmation !

CFMF édition 2017 © Laurent Wangermez

Pour répondre plus précisément :
- Les jours où j'ai envie de légèreté, de brillance et de swing : Five Sax le 7 juillet, Glorius Vocal Quartet le 12 juillet.
- Les jours où j'ai envie de pure magie : Lisa Tannebaum et Julien Beaudiment le 9 juillet devant la Chapelle de l'Herbe.
- Les jours où je sais que je vais être accrochée à la corde et à l'émotion : avec Nicolas Koeckert, Olivia Gay les 10 et 11 juillet.
- Le jour où j'ai envie de planer et de me recueillir : le 8 juillet avec l'ensemble de voix féminines Mangata.
- ET enfin, le jour où j'ai vraiment envie de m'éclater : le 13 juillet à midi, avec le duo Franck Ciup et Laurent Ferlet "Quand le Piano fait son cinéma"




Retrouvez la programmation du festival ici !
Retrouvez la billetterie du festival ici !


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