Mary pleine de grâce

Il y a 20 ans s’éteignait Mary Wells, une des plus belles voix de la Motown

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 26 juillet 2012
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Elle n’est sans doute pas celle qui vient immédiatement à l’esprit. Pourtant, la voix de Mary Wells reste encore, vingt ans jour pour jour après sa disparition le 26 juillet 1992, l’une des plus impressionnante que le label Motown ait connue… La légende veut que cette native de Detroit se soit présentée devant Berry Gordy pour lui chanter – elle ne savait pas écrire la musique – un titre qu’elle avait composé pour Jackie Wilson. En moins de deux, Mr Motown engage la jeune fille et cette chanson, Bye Bye Baby, parait quelques semaines plus tard, se classant dans les charts R&B de l’époque. Avec, en 1962, Two Lovers, You Beat Me To The Punch mais surtout My Guy, deux ans plus tard, Mary Wells s’envole vers le sommet de ces charts, un exploit alors que l’Amérique n’en a alors que pour les Beatles. Des Beatles qui justement offrent à la soul sister de Detroit de se produire en première partie de leurs concerts. A la même époque, Wells enregistre également, toujours sous pavillon Motown, un album de duos avec Marvin Gaye, Together. Mais la jeune femme rémunérée sur les bases de son tout premier contrat signé avec Berry Gordy à l’époque de Bye Bye Baby, aspire à d’autres prétentions financières. Le clash avec le patron de Motown n’aboutit à aucun compromis et elle quitte la prestigieuse écurie de Detroit, alors qu’on la surnomme The Queen of Motown. Elle s’envole vers d’autres cieux (20th Century Fox, Atco, Jubilee, Reprise) où elle ne retrouvera jamais un succès similaire… Un comeback durant les années 80 ne fera guère évoluer la situation. Pire, lorsqu’elle tente à nouveau de revenir en 1990, on lui diagnostique un cancer du larynx. Cancer qui l’emporte, deux ans plus tard, après avoir reçu le soutien financier de nombreuses stars comme Diana Ross, Martha Reeves, Dionne Warwick, Bruce Springsteen, Bonnie Raitt ou bien encore Rod Stewart… Reste de Mary Wells des enregistrements soul facilement qualifiables de « mythiques », au sommet desquels trône cette merveille signée Smokey Robinson qui parait en single le 13 mars 1964, My Guy :

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