Sokhiev dans Debussy, Berlioz et Liszt

L’Orchestre National du Capitole de Toulouse dirigé par Tugan Sokhiev se produira à Paris, Salle Pleyel, le 12 mai avec en invité le pianiste Jean-Yves Thibaudet.

Par Max Dembo | Concerts, festivals et tournées | 24 avril 2012
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Samedi 12 mai, Tugan Sokhiev dirigera « son » Orchestre National du Capitole de Toulouse à la Salle Pleyel. Avec l’arrivée du jeune maestro en 2005, la phalange toulousaine s’est mise au service du répertoire russe dans des interprétations souvent pleines de souffle. Cependant, l’orchestre n’a pas renié son passé – pas si lointain – où il explorait le répertoire français sous la direction de Michel Plasson. Ce dernier n’aurait pas renié un tel programme où se mêlent la poésie inventive de Debussy (Prélude à l’après-midi d’un faune) et le génie révolutionnaire de Berlioz (Symphonie fantastique). Dans ce concert à la coupe très traditionnelle, Jean-Yves Thibaudet, qui ne dédaigne pas le rôle du virtuose, devrait trouver en Tugan Sokhiev le partenaire idéal pour une interprétation fougueuse et haute en couleurs du Deuxième concerto de Liszt.

Sokhiev est donc Directeur musical de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. Il a été Premier chef invité pendant trois saisons, avant de devenir son Directeur musical en 2008. Il est également Directeur musical du Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, et prendra ses fonctions au début de la saison 2012-2013. Cette nomination a reçu un accueil chaleureux, tant de la part de la profession, que de la presse.

A Toulouse, la relation entre Tugan Sokhiev et ses musiciens est de plus en plus plébiscitée. Le maestro travaille également en étroite collaboration avec le Théâtre Mariinsky et est sollicité, dans le monde entier, par les opéras et orchestres les plus prestigieux. Cette saison 2011/2012, il dirige l’Orchestre Philharmonique de Berlin, l’Orchestre Symphonique de la radio Finlandaise, le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, l’Orchestre Philharmonia (où il revient chaque saison), l’Orchestre Symphonique de Sydney et fait ses débuts avec l’Orchestre Symphonique de Melbourne. Il effectue plusieurs tournées avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse : en Allemagne, en Amérique du Sud et au Royaume-Uni.

À l’opéra, il a dirigé Tosca au Théâtre du Capitole de Toulouse et Boris Godounov à l’Opéra d’État de Vienne. Ses débuts avec les Orchestres Philarmoniques de Vienne et de Berlin, unanimement salués par les critiques qui l’ont consacré « Dirigentenwunderwaffe » (chef d’orchestre miraculeux), et sa tournée européenne avec l’Orchestre Philharmonia et l’Orchestre de Chambre « Mahler Chamber Orchestra », sont les temps forts de la saison. Il est invité régulièrement à diriger des concerts avec l’Orchestre National d’Espagne, l’Orchestre de la Fondation Arturo Toscanini, l’Orchestre National Philharmonique de Russie, l’Orchestre Symphonique de la NHK, l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, l’Orchestre de la RAI de Turin, l’Orchestre de La Scala de Milan, l’Orchestre Symphonique de Bournemouth, l’Orchestre du Bayerische Staatsoper de Munich, les Orchestres de Strasbourg, Montpellier, Francfort, de la radio Suédoise, de la radio de Vienne, l’Orchestre Symphonique de la radio de Francfort, l’Orchestre Symphonique de Sydney, l’Orchestre Philarmonique d’Oslo, l’Orchestre royal du Concertgebouw, l’Orchestre Philharmonique de Munich, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et l’Orchestre National de France.

En 2005, sa prestation au Théâtre des Champs-Élysées avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse lui a valu d’être nommé « révélation musicale de l’année » par le Syndicat de la Critique Française. Avec cette phalange, il a dirigé de nombreux concerts salués par la critique à travers la France, l’Allemagne, la Croatie, l’Espagne, la Chine, le Japon et la Russie, mais aussi à Vienne. Sa discographie comporte plusieurs enregistrements pour Naïve Classique, réalisés avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, parmi lesquels la Quatrième Symphonie de Tchaïkovski, les Tableaux d’une Exposition de Moussorgski (qui a récemment fait l’objet d’une nouvelle parution) ; Pierre et le Loup de Prokofiev, le Concerto n°2 pour violon de Prokofiev, les Danses symphoniques de Rachmaninov et tout dernièrement la Cinquième Symphonie de Tchaïkovski et l’Ouverture festive de Chostakovitch.

Dans le domaine lyrique, Tugan Sokhiev a fait ses débuts en 2002 à l’Opéra National Gallois, au Royaume-Uni, avec La Bohème. Puis l’année suivante, au Metropolitan Opera Company à New York, où il a dirigé Eugène Onéguine dans la production du Théâtre Mariinsky. En 2004, il a débuté au Festival d’Aix-en-Provence avec L’Amour des Trois Oranges, ouvrage qu’il a dirigé par la suite au Luxembourg et au Teatro real de Madrid. En 2006, il a été invité au Houston Grand Opera pour une production de Boris Godounov qui a obtenu un énorme succès. Au cours des dernières saisons, il a dirigé Le Coq d’Or, Iolanta, Samson et Dalila, L’Ange de Feu et Carmen au Mariinsky, ainsi que La Dame de Pique, Iolanta et Tosca au Capitole de Toulouse.

Le site de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse

Le site de la Salle Pleyel

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