Sharon Van Etten, soleil du folk sombre

Nouvelle reine du folk indé américain, Sharon Van Etten est en tournée en France en octobre.

Par Max Dembo | Concerts, festivals et tournées | 21 septembre 2012
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Lundi 1er octobre au Café de la Danse, la folkeuse américaine Sharon Van Etten se produira à Paris sur la scène du Café de la Danse. Le 3, elle sera également au Grand Mix de Tourcoing, le 4 à la Laiterie à Strasbourg et enfin le 5 au 106 Club de Rouen.

Toujours fascinantes ces perpétuelles attirances que l’on peut avoir pour les sensations passablement dépressives, signes de mal être, fantômes du désespoir et autres zombies de la perdition… Il est en même temps possible que Sharon Van Etten aille bien. Très bien, même… De près pourtant, Because I Was In Love qu’elle avait sorti en 2009 ou Tramp arrivé début 2012 n’imposaient guère leur lourdeur d’âme et d’amours déçus. Mais plutôt la beauté immaculée de leurs mélodies. Telle une Beth Orton nue, une Cat Power pré-pubère ou une Alela Diane urbaine, cette jeune folkeuse de Brooklyn utilise sa voix comme d’autres joueraient de la flûte traversière…

Durant l’enregistrement (étalé sur 14 mois) de Tramp, Sharon Van Etten pose ses valises chez des amis, dispersant ses affaires ça et là, au gré de ses logements temporaires, avec comme seul point de chute régulier : le studio d’enregistrement d’Aaron Dessner de The National.

De cette vie nomade, la songwriteuse en est sortie plus forte, signant un album plus assuré et arrangé. Moins intimiste que Because I Was In Love, Tramp offre des cambrures plus rock, tout en restant minimalistes. Jenn Wasner (Wye Oak), Julianna Barwick, Zack Condon (Beirut), Aaron Dessner (The National) et Matt Barrick (The Walkmen) sont de la partie.

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