Le souffle chaud de Takuya Kuroda

Entre smooth jazz et nu soul, le trompettiste de José James entre somptueusement chez Blue Note...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 19 mars 2014
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Entrer dans la cour des grands sous pavillon Blue Note fait toujours tendre l’ouïe. Même en 2014. Et même si l’on vient du pays du soleil levant… Pour son quatrième album – le premier sur le prestigieux label fondé en 1939 par Alfred Lion et Max Margulis –, Takuya Kuroda fusionne sens de l’épure, bon goût et groove magique sans jamais s’égarer ni sombrer dans l'overdose de saccharose. Avec Rising Son, le trompettiste japonais basé à Brooklyn impose enfin son nom, lui principalement connu jusqu’ici pour le rôle majeur qu’il occupe au sein du groupe du chanteur soul et jazz José James. Ce premier disque Blue Note est pour ce digne héritier de Freddie Hubbard l’occasion de diriger cette formation assez extraordinaire qui compte dans ses rangs le pianiste Kris Bowers, le bassiste Solomon Dorsey, le batteur Nate Smith et le tromboniste Corey King au trombone. Cerise sur le gâteau, une apparition percussive du guitariste Lionel Louéké sur le titre Afro Blues. Au lieu de se trouver derrière le micro (hormis sur une version hypnotique du classique de Roy Ayers, Everybody Loves The Sunshine, à laquelle il prête sa voix), José James occupe ici le fauteuil de producteur. Un rôle qu’il interprète à merveille, rendant le Rising Son de Kuroda, chaud, sensuel, chaud, groovy, chaud et joliment ficelé pour un disque à cheval entre smooth jazz et nu soul. Quelqu’un peut ouvrir la fenêtre, s’il vous plait ?





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