Charles Lloyd, entre tempête et méditation

L'inspiration infinie du grand saxophoniste américain...

Par Clotilde Maréchal | Vidéo du jour | 16 avril 2015
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Après de nombreux somptueux albums pour ECM, Charles Lloyd revient au bercail Blue Note, trente ans après un mythique A Night In Copenhagen avec un certain Michel Petrucciani… Paru le 13 avril 2015, Wild Man Dance est un live qui documente une suite exceptionnelle, œuvre de commande pour le Festival Jazztopad à Wroclaw en Pologne. Avec le pianiste Gerald Clayton, le contrebassiste Joe Sanders, le batteur Gerald Cleaver, le virtuose de la lyre Sokratis Sinopoulos et le maître du cimbalom Miklós Lukács, Charles Lloyd déploie des compositions tantôt élégantes, gracieuses, turbulentes ou dynamiques, tantôt méditatives, pacifiques et émotionnelles. Sa musique évoque un sentiment de transcendance lors d'un voyage mystérieux, depuis l'ouverture Flying Over The Odra Valley, qui éclaire à la fois le jeu martelé de Lukács et le brio du saxophone ténor, jusqu'au dynamisme lyrique de l'épopée finale Wild Man Dance, avec une grâce jubilatoire dans son dialogue d'ensemble. « Lorsque Don Was a pris la direction de Blue Note en 2011 raconte le saxophoniste, il est venu me voir et m'a invité à enregistrer pour le label… Je souhaite étendre mes ailes et trouver de nouveaux courants ascendants pour m'envoler. Il s'agit de continuer mes recherches au service du son. » A 70 ans passés, force est de constater que Lloyd est ici au sommet de ses capacités artistiques, déchiffrant de nouveaux sentiers en repoussant les limites de la musique moderne.



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