Le Brexit vu par Damon Albarn

Le leader de Blur et Gorillaz ressuscite son "supergroup" The Good, The Bad & The Queen...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 27 novembre 2018
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Telle une coproduction italo-américano-franco-albanaise des sixties, The Good, The Bad & The Queen avance en bombant le torse avec son iconoclaste casting cinq étoiles. Car derrière le grand Damon Albarn, taulier de Blur et Gorillaz, c'est la classieuse artillerie lourde des ex : Paul Simonon (ex-The Clash), Tony Allen (ex-Fela) et Simon Tong (ex-The Verve).

Lorsque ce vrai-faux groupe voit le jour en 2007 avec un album simplement baptisé The Good, the Bad & the Queen, on est épaté par cette sorte de BO façon Ennio Morricone, un peu reggae, un peu 80's, un peu pop (au sens où les Kinks l’entendaient) avec la sensation presque douce-amère d'errer dans un Londres onirique mais surtout plombé par l’état du monde…

Onze ans plus tard, ce monde ne va pas mieux. Et le Brexit inspire plus que jamais Damon Albarn, toujours prêt à ouvrir son bec. Raison pour TGTBATQ de rempiler avec ce Merrie Land. Sur la pochette du disque, une photo du comédien Michael Redgrave dans Le Mannequin du ventriloque d’Alberto Cavalcanti, l’un des sketchs du film de 1945 Au cœur de la nuit (Dead of Night). L'histoire d'un ventriloque déséquilibré qui croit que sa poupée dénuée de morale est réellement vivante. Une allégorie de plus pour TGTBATQ ?

À la production de ce second épisode, Tony Visconti a remplacé Danger Mouse pour un résultat un brin plus pausé et qui souligne la mélancolie des mélodies et la causticité des textes. Surtout, avec ces ambiances désabusées et ces mots sarcastiques, le cerveau de Blur et Gorillaz ressemble une fois de plus à celui de Ray Davies des Kinks, son héros.





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