Foxygen, format XXL

Quand le duo psyché californien s'offre un grand orchestre avec cordes et violons...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 26 janvier 2017
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Qobuz

Pour Hang, leur quatrième album qui vient de paraitre sur Jagjaguwar, Sam France et Jonathan Rado n’oublient pas de rappeler que leurs idoles ne sont plus de ce monde, ou alors retraités actifs… Car c’est dans les sixties et surtout les seventies que le tandem de Los Angeles qui sévit sous le sobriquet de Foxygen fait toujours et encore son marché pour accoucher de ce Hang. Todd Rundgren, les Kinks, les Stones, Elton John… Déjà vu ? Éculé ? Pas vraiment car entre une poignée de fleurs hippie et quelques volutes psychédéliques, Foxygen est expert en composition, fameux exercice qui fait toute la différence. Et pour cette cuvée 2017, leur label a sorti le carnet de chèque pour leur offrir un grand orchestre avec cordes et cuivres dirigé par Trey Pollard qui signe également les arrangements avec l’aide du gourou barbu Matthew E. White. En se retrouvant pour la première fois ainsi surclassé en First avec open bar, manucure et crédit illimité, Foxygen se fait réellement plaisir et assume cet épisode 100% luxe et bacchanale. On pourra toujours lever les yeux au ciel en raillant la face un peu taxidermiste de ces fils spirituels de David Bowie, Ray Davies et Mick Jagger. N’empêche, Hang enchaine en seulement 32 minutes, de bien belles pièces dont les refrains ne demandent qu’à être fredonnés sous la douche. Ou ailleurs.



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