Fink a le blues

Après l'électro et le folk, le Britannique signe un superbe album assez inattendu...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 4 avril 2017
Réagir
Qobuz

Fin Greenall alias Fink n’en est pas à sa première réincarnation. A 45 ans passés, cet étonnant caméléon barbu qui passe de l’électro au folk avec une aisance folle signe ici un disque… de blues ! On sait le genre passablement explosif car véhiculant une grosse brouette de clichés, de « j’ai mal, ma meuf m’a plaqué » à « j’ai tué mes mains à ramasser du coton », le tout encadré par quelques plans de guitares éculés et de solos de ruine-babines plus embarrassants qu’autre chose… Ici, le Britannique exilé à Berlin depuis quelques années les évite tous. Là est la force de ce disque de blues à part et contemporain. Produit par Flood qui lui a conçu un bel écrin sonore mêlant mysticisme et singularité finkienne, Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1 avance comme un rêve éveillé. Les fantômes de John Lee Hooker et Lightnin’ Hopkins sont à portée de main mais Fink ne les singe à aucun moment. Il connait les saintes écritures de ces saints hommes sur le bout des doigts et se contente de s’en inspirer pour créer sa propre sémantique. Étonnant.





Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

À découvrir autour de l'article

Votre avis

Vos lectures


Charts Qobuz

Inscrivez-vous à nos newsletters