Maria-João et son Wolfgang Amadeus

Le 11 septembre, la pianiste portugaise Maria-João Pires et le Kammerorchester Basel prendront place sur la scène de la Salle Pleyel pour le Concerto n°23 de Mozart.

Par Marc Zisman | Sur Scène | 31 août 2009
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Le temps d’un soir, vendredi 11 septembre, et sous la direction de David Stern, le Kammerorchester Basel, réputé pour ses interprétations de baroque, se fera porte-parole de la grande tradition classique et romantique germanique. Habituée de la Salle Pleyel, Maria-João Pires en sera la soliste. Dépositaire d’un certain style classique, élégant et lumineux, la pianiste lisboète interprètera le Concerto n°23 de Mozart.

En réalité, Maria-João Pires aurait adoré vivre la musique en amateur. Et pourtant, depuis six décennies, elle joue en public, souvent accompagnée de phalanges majuscules comme les Berliner Philharmoniker, le Boston Symphony Orchestra ou bien encore l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam… Née dans la capitale portugaise le 23 juillet 1944, Pires a débuté ses études de piano très jeune. À 7 ans seulement, elle interprétait des concertos de Mozart en public. Deux ans plus tard, elle recevait un prix du Portugal pour les jeunes musiciens.

Dès l’obtention de son baccalauréat et de son prix de conservatoire et poussée à continuer dans cette voie par des amis, Maria-João Pires partit étudier la musique en Allemagne. En 1970, elle remporta le premier prix au Concours du bicentenaire Beethoven de Bruxelles et obtint une reconnaissance internationale. On connait la suite…

Mozart, a toujours été à ses côtés car, comme Pires l’explique elle-même, « il est dans l’impermanence, on sent qu’il ne s’attache à rien, et c’est cela au fond, son génie. Rien ne reste, rien n’est fixe. Or dans la vie, nous cherchons la sécurité… Pourtant, être lié à l’essentiel passe par l’acceptation de l’impermanence. »

Elle lui a ainsi consacré de nombreux disques, dont notamment l’intégralité de ses sonates pour piano. Et c’est le Concerto pour piano n°23 qu’elle interprétera ce 11 septembre aux côtés du Kammerorchester Basel dirigé par David Stern. Pour encadrer cette pièce, deux partitions de Mendelssohn : l’ouverture Les Hébrides et la Symphonie n°3 « Écossaise », inspirées par un voyage en Écosse sur les pas de Walter Scott et du poète gaélique Ossian.

L’histoire de du Kammerorchester Basel commence en 1984, lorsque de jeunes musiciens sortis de plusieurs conservatoires suisses se sont retrouvés pour fonder un ensemble autonome. Il s’agissait dès le début de présenter des programmes d’un choix exceptionnel réunissant musique ancienne et musique contemporaine et ce, à un niveau professionnel de la plus haute qualité.

Ces derniers temps, le Kammerorchester Basel a remporté de vifs succès. Ses concerts avec les grands chefs d’orchestre Christopher Hogwood, Philippe Herreweghe, Ton Koopman, Paul McCreesh, David Stern, et des solistes de renommée internationale tels que Renaud Capuçon, Pieter Wispelwey, Thomas Zehetmair, Giuliano Carmignola, Christophe Coin, Robert Levin, Ruth Ziesak et Reinhold Friederich… ont trouvé les faveurs de la presse autant que d’un public enthousiaste.

Le site officiel du Kammerorchester Basel

Le site officiel de la Salle Pleyel

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