Vampire Weekend, la pop de A à Z

Après 6 ans d'absence, la bande (remaniée) d'Ezra Koenig signe un 4e album ultra-éclectique...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 4 mai 2019
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En un peu plus d’une décennie, Vampire Weekend a pris son temps. Après l’éponyme Vampire Weekend (2008), Contra (2010) et Modern Vampires of the City (2013), la bande d'Ezra Koenig sort enfin d’un gros silence de six années ponctuées par le départ du très influent Rostam Batmanglij qui a sorti en solo l’excellent Half-Light en 2017…

Dernier album studio en date, Modern Vampires of the City était une sacrée évolution dans la vie du combo new-yorkais. Les touches ethniques très Talking Heads avaient disparu au profit d’une pop plus léchée, tant dans ses mélodies et ses harmonies, que dans ses sons. Désormais cerveau quasi solitaire du groupe, Koenig qui a quitté NY pour LA confirme avec Father of the Bride sa boulimie stylistique. Son fil conducteur reste évidemment très pop mais chacune des 18 chansons offre un paysage différent. Il y a de tout dans ce disque copieux. Du Beatles, Beach Boys, Fleetwood Mac, Supertramp, Paul Simon, Wilco, Grateful Dead et mille autres influences.

Même côté invités, Vampire Weekend fait dans le 360° avec, entre autres, la pedal steel et la guitare impressionniste de Greg Leisz, la voix de Danielle Haim d’HAIM, la guitare de Dave Longstreth des Dirty Projectors, Steve Lacy de The Internet, Makonnen Sheran alias iLoveMakonnen, Mark Ronson et même Rostam rentré au bercail sur deux titres. Au point qu’au fil des écoutes, on se demande si Ezra Koenig ne signe pas avec Father of the Bride son Double blanc (le plus éclectique des disques des Beatles) à lui tout seul…



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