L'uppercut Black Midi

Le premier album renversant et dévastateur d'un jeune quartet britannique aux influences post-punk...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 25 juin 2019
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Qobuz

Le revival post-punk qui secoue la Grande-Bretagne depuis le début des années 2010 n’en finit pas d’enfanter des groupes plus excitants les uns que les autres.

Sauf qu’avec Black Midi, le spectre des influences s’élargit au point d’affoler tous les compteurs Geiger. En usant aussi des codes du math rock, du krautrock et du progressif, Georgie Greep (chant/guitare), Cameron Picton (basse/voix), Matt Kwasniewski-Kelvin (guitare) et Morgan Simpson (batterie) agissent comme des bâtisseurs/destructeurs.

Rythmiquement surpuissant, leur album Schlagenheim ne ressemble à rien de convenu.



A l’image de la méthode de travail avant-gardiste de ces jeunes Londoniens, une construction/déconstruction autour d’une charpente initiale. Leurs jams sans fin se transforment en un riff qui prend la forme de quelques mesures. Les compositions de Black Midi deviennent alors des créatures mouvantes. Des œuvres changeantes, mélange de « droning, ambient, noisy thing » selon Greep.



Une démarche qui rappellera aux plus anciens le rock’n’roll barge, free et terroriste des Swans, Boredoms, Neu!, Public Image Ltd., Merzbow, Fugazi et autres Test Icicles. Black Midi n’est pas là pour caresser les oreilles dans le sens du poil mais plutôt pour stimuler et réveiller la planète rock. Un album sans concession.

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