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Fantastic Negrito, une troisième naissance...

Fanstactic Negrito est plus qu’un musicien engagé, il est la sublime réincarnation d’un blues porteur d’une lourde histoire, de la souffrance d’un peuple et d’une parole bouleversante.

Par Clara Bismuth | Vidéo du jour | 25 juin 2018
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Élevé dans une famille de musulmans orthodoxes, d’un père somalien-caribéen et d’une mère sud-américaine, Xavier Dphrepaulezz grandit à Oakland au milieu des chants arabes, du funk et est témoin d’un véritable choc culturel dans les années 80. Pour en arriver à Fantastic Negrito, il aura fallu trois événements majeurs, trois naissances laborieuses mais essentielles.

La première, son plongeon dans la musique, ses premiers écrits et son approche d’un style hybride fait de funk, de soul, de R&B et de rock’n’roll. La deuxième, un coma de quatre semaines suite à un accident de voiture en 2000, entraînant une longue rééducation de la main. Enfin, avec la naissance de son fils arrive la transformation de Dphrepaulezz en Fantastic Negrito, un être submergé par le blues et l’envie de vivre. Please Don’t Be Dead n’est donc pas une surprise si ce n’est que l’album révèle le véritable visage du chanteur.

C’est un blues-rock engagé qui domine, enrobé parfois de sonorités gospel ou soul. Fantastic Negrito a surmonté bien des épreuves et ce n’est pas pour rester sage. Avec Plastic Hamburgers, sur des riffs à la Led Zeppelin, il dénonce l’impact de la drogue dans son pays qui vient gâcher trop de vies : American pills will wreck and kill. C’est une Amérique qui transpire le déclin et la misère qu’il souhaite abattre afin de la faire renaître. Derrière ces fatalités, un message d’espoir résonne. La volonté de se libérer de peurs depuis trop longtemps présentes. Fantastic Negrito n’oublie pas d’ailleurs l’importance de ses racines et intègre des chants africains lorsqu’il est A Boy Named Andrew ainsi que des bruits de chaînes en fond. Tout ici est un sublime pot-pourri de sonorités et d’histoire. Une voix qui résonne dans un mégaphone sur la base d’un vieux blues à la Robert Johnson, voilà l’outil qu’il utilise pour représenter une société malade d’injustices et peuplée de Transgender Biscuits comme il dit. Alors haut et fort il appelle : All the people with love in your heart, get unified, get organized (change, change, change).





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